ROIC (Return on Invested Capital – Retour sur Capitaux Investis)

Le ROIC (Return on Invested Capital -Retour sur Capitaux Investis) mesure la rentabilité des capitaux investis : dettes et capitaux propres.

Return on Capital (ROIC) = Résultat d’exploitation (1-txIS) / Valeur comptable des capitaux investis

Au numérateur, le résultat d’exploitation après impôt va servir à rémunérer aussi bien les actionnaires (cout des capitaux propres) que les banquiers (cout de la dette).
On peut se demander si le fait de prendre le résultat d’exploitation après impôt revient à négliger la déductibilité des intérêts d’emprunt. En réalité, l’avantage fiscal de l’endettement est déjà incorporé dans le cout du capital. Si on devait prendre en compte l’avantage fiscal de l’endettement, le ROIC augmenterait et ne pourrait plus être comparé au coût du capital.

Au dénominateur, les capitaux investis en valeurs comptables. En finance on choisit rarement la valeur comptable mais plutôt la valeur de marché, d’ailleurs, dans le calcul du cout du capital, ce sont les valeurs de marché qui sont prises. Or dans le cas du ROIC, on calcule la rentabilité des capitaux investis dans les actifs existants. Le choix des valeurs comptables correspond donc bien aux capitaux investis. De plus, la valeur de marché prend en compte des flux futurs des investissements actuels et à venir or le ROIC se calcule sur les actifs à la date d’aujourd’hui. Imaginer la rentabilité de Google si on prenait la valeur de marché des capitaux propres.

Capitaux investis = Capitaux propres + Dettes financières – Disponibilités – Placements financiers

Bilan Emplois/Ressources (actif economique et capitaux investis)

Les revenus tirés des intérêts du placement de la trésorerie ne font pas partie du résultat d’exploitation. Il faut donc retirer la trésorerie du calcul.
En effet, dans le cas contraire, les entreprises ayant beaucoup de trésorerie auraient un faible ROIC même si on ajoutait les revenus du placement de la trésorerie au numérateur.

Différence entre ROIC et ROCE

La rentabilité économique peut se calculer soit par l’actif, soit par le passif :

  • Actif : résultat dégagé par l’actif économique
  • Passif : résultat que vont se partager les apporteurs de fonds

Il existe donc deux manière de calculer la rentabilité économique.
Du coté passif, les capitaux investis ou capitaux engagés = Capitaux propres + Dette financière
Du coté actif, l’actif économique = Actif immobilisé + BFR
Le ROCE (Return on capital employed) diffère du ROIC au niveau du dénominateur. Le ROCE mesure la rentabilité de l’actif économique et le ROIC mesure la rentabilité des capitaux investis.

Or nous avons l’égalité suivante :
Actif économique + Actifs hors exploitation = Capitaux propres + Dettes financières

Donc le ROCE est égale au ROIC.

RAROC (Risk Adjusted Return On Capital)

Le RAROC est une méthode de mesure de la performance en intégrant un ajustement du risque.

Les mesures traditionnelles des performances ne tiennent pas compte du risque. Par exemple dans le calcul du retour sur investissement on a ROI = Résultat nets / Capitaux investis. Si deux investissements présentent les mêmes revenus avec le même capital, ils auront le même ROI même s’ils présentent des risques différents.

Il faut toujours comparer les rendements au regard du risque pris. Sinon, il est impossible de faire des comparaisons sur les performances.

Vers la fin des années 1970, Bankers Trust développa un RAPM (Risk Adjusted Performance Measures – rentabilité ajustée pour le risque) appelé RAROC Risk adjusted Return on Capital dont la formule est la suivante :

Supposons que le rating d’une entreprise soit BBB, c’est-à-dire une probabilité de défaut de 2.1%, sur un prêt de 1 000 000€, il faut passer 21 000€ en provision pour couvrir la probabilité de perte. Avec un taux de 10% sur le prêt, le revenu net ajusté sera de 0.1 x 1 000 000 – 21 000 = 79 000€ au lieu de 100 000€ sans prise en compte du risque.

Le capital économique correspond aux fonds nécessaires pour absorber des pertes exceptionnelles ou inattendues résultant de l’ensemble des risques encourus. Le capital économique est souvent calculé avec la VaR (Value at Risk). La VaR mesure le montant maximum des pertes pouvant être constatées sur une période et selon un seuil de confiance prédéfini. Le capital économique doit couvrir la VaR c’est-à-dire être égal au VaR (VaR = perte potentielle comme multiple de la volatilité dans le cas où les pertes suivent une loi normale).

Le RAROC a 2 objectifs :
1. Mesure de la performance en prenant en compte le risque (ex-post)
2. Permettre une allocation de fonds propres qui couvre le risque (ex-ante)

RAROC et création de valeur
Le RAROC permet de comparer deux investissements en prenant en compte la rentabilité et le risque. Mais qu’en est-il de la création de valeur pour les actionnaires ? Il y a création de valeur si :

RAROC > coût du capital

Le RAROC et l’EVA sont deux modèles de mesure du capital en prenant en compte le risque. Le RAROC comme toute mesure de rentabilité est très utilisé dans la comparaison d’investissements ou comme mesure de performance par rapport à une rentabilité cible.

L’EVA est une mesure absolue de la création de richesse : montant des bénéfices qui dépassent le coût du capital. L’EVA peut être mesuré comme étant le revenu donné par la différence entre le RAROC et le coût du capital. Si le RAROC est égale au coût du capital alors l’EVA est nul (pas de création de valeur).

Capital économique et bêta
Le capital économique concerne les créanciers qui doivent prévoir un niveau de fonds propres pour couvrir les pertes possibles en cas de défaut de l’emprunter. En revanche, le bêta concerne les actionnaires qui sont préoccupés par la volatilité du résultat futur de l’entreprise et exigeront une rentabilité en adéquation au risque de marché du titre.

Création de valeur et MVA(Market Value Added)/EVA(Economic Value Added)

La MVA® (Market Value Added – marque déposée par J. Stern et G. Stewart) est une méthode de calcul de la création de valeur.

MVA comme modèle d’évaluation d’entreprise

La valeur d’entreprise s’obtient en ajoutant à la MVA les valeurs comptables des fonds propres et de la dette financière nette.

Dans la valorisation d’entreprise, la MVA est un modèle qui permet de calculer la création de valeur pour ensuite déduire la valeur de marché de l’entreprise. Alors que dans le modèle DCF, la valeur de marché de l’entreprise est directement obtenue.

La MVA est égale à l’ensemble des espérances de création de valeur EVA à venir actualisées au coût du capital.

Une entreprise crée de la valeur lorsque le résultat opérationnel de l’exercice est supérieur au coût des capitaux engagés.  Sur une période la création de valeur est représentée par l’EVA®  (Economic Value Added). Le principe de l’EVA se résume par la question : est-ce que le résultat d’exploitation nette d’impôts est supérieur au résultat exigé par le coût du capital ?

EVAt = Résultat d’exploitation nette d’impôts – coût du capital x capitaux engagés

Autrement dit :

EVAt = NOPAT – CMPC  x (fonds propres + dette financière nette)

Le résultat opérationnel après impôts normatifs (NOPAT : Net Operating Profit After Taxes) = Résultat d’exploitation hors impôt et charges financières – Impôts théoriques

On peut aussi l’écrire sous cette forme. Ce qui revient à la même chose :

EVAt = Actif économique x (ROCE – WACC)

La séquence des futurs EVAt permet de déterminer, dans un deuxième temps, la MVA en les actualisant au coût moyen pondéré du capital.

MVA comme indicateur de création de valeur boursière

La MVA et l’écart d’acquisition (Goodwill) représente la même entité financière. A tout instant la MVA est égale au Goodwill.

La valeur de marché d’une entreprise = valeur comptable des fonds propres et de la dette financière nette + la valeur créée (MVA)

Si on considère que la valeur de marché de la dette est son montant comptable, on peut approximer MVA avec le calcul suivant :

MVA ≈ capitalisation boursière – montant comptable des fonds propres

La MVA est un outil hybride mi-comptable mi-financier de mesure de la création de valeur. Son point fort est sa simplicité : écart entre la valeur de marché de l’actif économique et de son montant comptable. Son point faible est qu’elle est soumise à la volatilité des marchés boursiers. De plus, elle n’est pas applicable aux entreprises non cotés.

Rentabilité économique: ROCE (Return On Capital Employed)

Le ROCE est la rentabilité des capitaux investis (ou employés) après impôts. Les capitaux employés correspondent à la somme de actifs immobilisés et du besoin en fonds de roulement c’est-à-dire à l’actif économique. Le ROCE est aussi appelé le taux de rentabilité de l’actif économique.

Bilan Emplois/Ressources (actif economique et capitaux investis)


Le ROCE est un indicateur de performance économique de l’entreprise et à ce titre, dans une approche d’analyse sectorielle, il peut être comparé au ROCE de sociétés comparables.

Formule de calcul :

Une rentabilité s’exprime par le rapport entre : revenu dégagé / capital engagé

Dans le cas du ROCE, le revenu dégagé correspond au revenu généré par l’actif économique c’est-à-dire le résultat d’exploitation après impôts.

ROCE = [EBIT x (1 – IS) + Résultat des sociétés mises en équivalence] / actif économique

  • EBIT = Résultat d’exploitation – Participation (-Amortissement Survaleurs)
  • Actif économique (AE) = Immobilisations nettes + BFR

En simplifiant :

ROCE = Rex x (1 – IS) / [Immo nettes + BFR]


Outil de calcul du ROCE

Veuillez saisir les données. Les calculs se font automatiquement.

Calcul du ROCE
Résultat d’exploitation:
-Participation:
-Amortissement Survaleurs:
Taux moyen d’imposition: %
+Résultat des sociétés mises en équivalence:
Revenu généré par l’actif économique après impôts:
Immobilisations nettes:
Besoin en fonds de roulement:
Actifs économiques:
Retour sur capitaux investis (ROCE)

ROCE des sociétés du CAC :

Exemple de ROCE (Source : Infinancials, Thomson-Reuters 02/01/2013)
Societe CA (Million€) Marge Rex Rotation de l'actif économique ROCE ROE
Danone 20 869 13,2% 1,1x 9,0% 13,7%
Michelin 21 474 11,5% 1,4x 10,6% 18,5%
L’oreal S.A 22 463 15,9% 1,0x 10,8% 13,7%
Schneider Electric 23 946 12,0% 1,0x 7,5% 11,1%
Christian Dior 24 628 21,1% 0,6x 8,1% 13,3%
LVMH 28 103 20,4% 0,7x 9,1% 13,9%
Vivendi 28 994 9,7% 0,7x 4,6% 1,1%
Veolia Environnement 29 439 3,7% 1,2x 2,9% 5,5%
Bouygues 33 654 3,3% 2,0x 4,4% 7,4%
Sanofi 35 957 17,6% 0,4x 4,9% 8,7%
Vinci 39 418 9,3% 1,3x 7,6% 14,4%
Casino Guichard Perrachon 41 971 5,7% 1,7x 6,2% 14,2%
Rallye 42 663 5,6% 1,7x 6,0% 13,4%
Compagnie de Saint-Gobain 43 198 4,6% 1,3x 3,9% 4,4%
Orange 44 415 9,1% 0,7x 4,1% 3,4%
SUEZ 47 475 11,4% 1,0x 7,4% 17,7%
Electricite de France (EDF) 72 729 11,3% 0,4x 2,9% 12,8%
Carrefour 78 460 1,8% 4,1x 4,8% 16,5%
GDF Suez 97 038 7,4% 0,6x 3,1% 2,6%
Total 182 299 12,3% 1,6x 12,5% 14,7%

Critiques du ROCE:

Le ROCE est un indicateur financier basé sur des critères comptables. Contrairement à la rentabilité des fonds propres (ROE), l’indicateur ROCE ne subit pas de biais dus à l’effet de levier.

Le ROCE présente néanmoins des limites :

  1. ROCE est influençable par la comptabilité
  2. Les immobilisations nettes ne présentent pas toujours la valeur économique des actifs.
  3. Le ROCE est calculé période par période. En fin du cycle d’investissement, le ROCE augmente car la valeur des immobilisations nettes baissent. Le ROCE est influencée par la position dans le cycle d’investissement (le ROCE augmente au fur et à mesure que l’on avance dans le cycle)
  4. Le BFR qui apparait au bilan à la date d’arrêt des comptes ne peut pas être utilisé comme indicateur du BFR permanent de l’entreprise.
L’analyse du ROCE:

Le ROCE est une combinaison d’une marge d’exploitation et d’un ratio de rotation de l’actif économique (inverse de l’intensité capitalistique)

ROCE = Rex(1-IS)/CA x CA/AE

On peut avoir une entreprise comme Carrefour qui dégage de faibles marges mais un fort taux de rotation de l’actif (une faible intensité capitalistique), à l’inverse de LVMH par exemple.

Comment augmenter le ROCE?
  • Soit en augmentant le Résultat d’exploitation
  • Soit en réduisant les immobilisations et le BFR
  • Soit en améliorant la rotation des capitaux engagés.

Actions sur le Résultat d’exploitation

  • Actions sur le Chiffres d’affaires:
  •    – Augmentation des volumes (productivité des actifs et du personnel)
       – Augmentation des prix (différentiation des produits)

  • Actions sur les Coûts: réduction des coûts, variabiliser les coûts fixes
  • Actions sur les impôts: optimisation fiscale

Actions sur les investissements

  • Action sur le Besoin en fonds de roulement : délais de règlement fournisseurs, délais de règlement clients, stocks, durée du cycle
  •    – flux tendus des approvisionnements (attention : peut entrainer une rupture d’approvisionnement), réduction des délais de commercialisation, réduction des processus industriels…
       – réduction des délais règlement clients (attention : peut entrainer une mévente)
       – réduction des consommations

ROCE et création de valeur :

La comparaison du ROCE au WACC (Weighted Average Cost of Capital, qui mesure le coût moyen pondéré des capitaux propres et de la dette), permet de mesurer la création de valeur par le Groupe au cours de la période, ce qui est le cas lorsque le ROCE est supérieur au WACC.

Améliorations possibles pour le calcul de la rentabilité économique :

Pour le calcul de la rentabilité économique, on peut utiliser l’EBITDA ou l’EBE (Excèdent Brut d’Exploitation) en français ; dans ce cas nous sommes avant les amortissements. On a plus de problèmes liés au cycle d’investissement et la valorisation des immobilisations nettes. Le calcul du ROCE devient alors :

Rentabilité économique = EBE / [Immobilisations Brutes + BFR]

 

Juger la crédibilité d’un business plan

Le ROCE peut servir à juger la crédibilité d’un business plan de manière rapide et très pertinente.
Il faut calculer le ROCE (avant ou après impôts) sur la période prévisionnelle et de la comparer avec la période historique afin de détecter toute « aberration ».
Dans une approche « économique », il vaut mieux calculer le ROCE après impôts courants.

L’analyse de l’évolution historique et prévisionnelle du ROCE permet d’avoir un aperçu synthétique sur la cohérence des données prévisionnelles avec les résultats historiques.

Exemple de calcul du ROCE dans le document de référence du Groupe Michelin en 2011

L’un des objectifs stratégiques de Michelin est d’atteindre chaque année un retour sur capitaux investis (ROCE) supérieur à 9%.

Pour le calcul du ROCE du Groupe, il a été pris au numérateur le résultat opérationnel avant produits et charges non récurrents diminué d’une charge d’impôt théorique sur les sociétés du Groupe, soit un résultat opérationnel net d’impôt appelé NOPAT (Net Operating Profit After Tax).
Le taux standard d’imposition retenu est de 31%. Il correspond à un taux moyen effectif normal d’imposition du Groupe.

Au dénominateur, il a été pris la moyenne, entre l’ouverture et la clôture de l’exercice, des actifs économiques employés, c’est-à-dire la somme des actifs immobilisés incorporels et corporels, des prêts et dépôts, et du besoin en fonds de roulement net.

RETOUR
SUR CAPITAUX INVESTIS (ROCE)

GROUPE MICHELIN 2011
(en millions d’euros) 2011 2010
Résultat opérationnel avant produits et charges non récurrents 1945 1695
Taux moyen d’imposition standard retenu pour le calcul du ROCE 31% 31%
Résultat opérationnel avant produits et charges non
récurrents net d’impôt (NOPAT)
1342 1170
Actifs immobilisés incorporels et corporels 8694 7969
Prêts et dépôts 152 577
Titres mis en équivalence 120 93
Total actifs non courants 8966 8639
Besoin en fonds de roulement 3962 3093
Actifs économiques fin de période 12928 11732
Actifs économiques moyens 12331 11132
ROCE 10.9% 10.5%

L’analyse sectorielle : l’approche SCP (Structure-Comportement-Performance)

L’analyse sectorielle permet de comprendre le mode de fonctionnement et l’évolution d’un secteur.
Pour les entreprises, cela signifie une meilleure compréhension et anticipation de leurs environnements concurrentiels. Le secteur présente des opportunités et des menaces que l’entreprise doit prendre en compte dans ses choix stratégiques.
Dans une logique financière, l’évaluation du risque sectorielle est primordiale pour le calcul du coût du capital.

L’approche SCP (Structure-Comportement-Performance) permet de comprendre les performances des entreprises d’un secteur et en même temps elle sert de modèle pour structurer le plan d’une analyse sectorielle.

La figure suivante illustre les relations entre les 5 blocs du paradigme SCP : conditions de base, structure, Comportement, Performances et la politique gouvernementale. Le paradigme SCP est essentiellement descriptive et sert de base à l’analyse sectorielle.

L'analyse sectorielle repose sur le modèle SCP (Structure-Comportement-Performance)

L’analyse sectorielle débute par l’analyse des conditions de base

L’analyse des conditions de base permet de mesurer l’importance des caractéristiques du produit et de la demande dans les mécanismes de fonctionnement du secteur.

  • La nature du produit ou service : Diversité; Compléxité; Transportabilité; Durée de vie; Bien d’expérience?; Technologie (intensité technologique, paradigme technologique)
  • Processus de production : Structure des coûts (économies d’échelle, d’envergure, …); Estimation de la TMO; Syndicalisation
  • Cadre réglementaire : réglementation sur les produits et le marché, fiscalité, …
  • Demande : Dimension du marché; Caractéristiques des demandeurs (catégories de demandeurs); Elasticité-prix ; Facteurs saisonniers, Taux de croissance ; Conditions de commercialisation (commandes groupées, méthode d’achat)

Dans l’analyse sectorielle, la Structure se réfère aux facteurs environnementaux

La structure se mesure en terme de concentration du marché (Offre et Demande), d’existence de barrières à l’entrée, de degré de différentiation de l’offre (produits, services)

  • Nombre d’acheteurs et de vendeurs ;
  • Barrières à l’entrée ;
  • Différenciation des produits ;
  • Intégration verticale ;
  • Diversification

Comportement (stratégies des firmes)

Les groupes stratégiques doivent être identifié.
Les comportements des entreprises afin de modifier les processus concurrentiels et les performances:

  • Fixation des prix et des quantités ;
  • Publicité ;
  • Croissance interne (R&D / investissements)
  • Croissance externe (F&A, entente, coopération, …)

Performances

  • Prix ; Profit et Marge prix – coûts ;
  • Efficience de la production ;
  • Efficience allocative ; Qualité ;
  • Progrès technique ; …

Politique publique

  • Réglementation (barrières à l’entrée légales, …) ;
  • Politique antitrust
  • Taxes et subventions
  • Incitations à l’investissement, à l’emploi;
  • Politiques macroéconomiques

Définitions:
Secteur : ensemble d’entreprises exerçant la même activité principales
Branche : ensemble des fractions d’entreprises fabriquant le même produit/activité. Une entreprise appartient à autant de branches qu’elle exerce d’activités différentes.
Marché : ensemble des offreurs résidents ou étrangers (importation)

Bêtas des secteurs en France

Pour l’entreprise la connaissance du coût du capital est primordiale et est au coeur de nombreuses décisions stratégiques (choix de projets, choix de la structure financière, ..)
Pour obtenir le coût du capital on utilise le bêta sectoriel désendetté qui est calculé à partir d’un échantillon de sociétés comparables cotées en bourse.
Pour obtenir le bêta sectoriel désendetté, on calcul dans un premier temps, le bêta des fonds propres des firmes de l’échantillon à partir des données historiques.
Ensuite, on détermine le ratio D/CP (valeur de marché des dettes et des fonds propres) pour chaque firme.
Le bêta désendetté de chaque firme est ensuite obtenu par la formule :
   Ungeared beta = Actual beta x Ungearing factor
   Ungeared factor = 1/[1+(1-Tax rate)*(Net Debt/Mkt Cap]

Le bêta sectoriel désendetté est alors obtenu par la moyenne ou la médiane des bêtas désendettés des firmes de l’échantillon.

Industry name Number of firms Beta D/E Ratio Tax rate Unlevered beta Cash/Firm value Unlevered beta corrected for cash
Advertising 19 0.81 22.99% 22.05% 0.68 8.2% 0.74
Aerospace/Defense 8 0.86 22.74% 11.81% 0.71 11.04% 0.8
Air Transport 3 1.63 179.58% 12.13% 0.63 14.78% 0.74
Apparel 15 0.91 14.87% 20.02% 0.81 4.13% 0.85
Auto & Truck 3 1.94 489.76% 10.31% 0.36 20.3% 0.45
Auto Parts 6 2.13 95.73% 16.94% 1.19 24.14% 1.56
Bank 5 2.55 2167.74% 23.85% 0.15 11.28% 0.16
Banks (Regional) 15 0.87 474.98% 33.01% 0.21 2.12% 0.21
Beverage (Alcoholic) 11 0.69 43.51% 22.7% 0.52 2.44% 0.53
Biotechnology 16 1.3 5.24% 0% 1.24 17.99% 1.51
Broadcasting 5 1.19 2.14% 31.81% 1.17 10.42% 1.31
Brokerage & Investment Banking 3 0.98 66.37% 36.98% 0.69 31.93% 1.01
Building Materials 8 0.5 75.68% 23.74% 0.32 11.33% 0.36
Business & Consumer Services 21 1.05 23.19% 22.79% 0.89 4.78% 0.93
Cable TV 1 0.64 43.67% 34.8% 0.5 1.27% 0.5
Chemical (Basic) 7 1.28 24.23% 16.86% 1.06 4.61% 1.12
Chemical (Specialty) 6 0.71 49.09% 25.77% 0.52 13.74% 0.61
Computer Services 39 1.15 27.82% 26.35% 0.96 17.28% 1.16
Computer Software 38 0.96 6.26% 13.45% 0.92 10.55% 1.02
Computers/Peripherals 9 1.24 14.59% 6.7% 1.1 36.41% 1.72
Construction 5 1.49 93.13% 30.18% 0.9 8.8% 0.99
Diversified 4 0.29 2.2% 11.14% 0.29 4.44% 0.3
Electrical Equipment 14 1.41 40.42% 18.91% 1.06 8.93% 1.17
Electronics 21 0.93 24.7% 19.58% 0.77 13.13% 0.89
Electronics (Consumer & Office) 4 0.53 54.32% 25.75% 0.38 5.6% 0.4
Engineering 7 1.28 134.13% 30.26% 0.66 11.92% 0.75
Entertainment 9 1.52 159.98% 4.11% 0.6 15.67% 0.71
Environmental & Waste Services 10 1.13 97.14% 17.19% 0.63 12.61% 0.72
Farming/Agriculture 8 0.71 31.75% 15.32% 0.56 10.58% 0.62
Financial Svcs. 3 0.57 28.88% 21.94% 0.47 117.5% -2.67
Food Processing 11 0.37 34.3% 30.74% 0.3 4.4% 0.31
Food Wholesalers 2 0.56 3197.58% 18.91% 0.02 25.58% 0.03
Furn/Home Furnishings 5 1.17 31.19% 12.31% 0.92 5.14% 0.97
Healthcare Equipment 16 1.1 7.85% 8.33% 1.03 5.19% 1.08
Healthcare Facilities 5 0.63 117.41% 43.99% 0.38 5.32% 0.4
Healthcare Products 2 0.73 7.73% 28.38% 0.69 3.19% 0.71
Healthcare Services 1 0.9 56.58% 43.02% 0.68 4.77% 0.72
Heathcare Information and Technology 12 1.18 40.3% 10.38% 0.87 5.6% 0.92
Heavy Construction 6 1.89 45.37% 21.53% 1.4 7.5% 1.51
Homebuilding 6 1.67 29.14% 29.27% 1.38 36.05% 2.16
Hotel/Gaming 10 1.12 37.53% 32.11% 0.9 14.39% 1.05
Household Products 14 0.72 2.09% 12.81% 0.7 2.27% 0.72
Information Services 3 0.61 54.11% 21.54% 0.42 47.58% 0.81
Insurance (General) 2 2.02 128.42% 31.37% 1.07 39.88% 1.79
Insurance (Life) 1 1.9 69.37% 27.37% 1.26 0% 1.26
Insurance (Prop/Cas.) 1 1.92 13.2% 30.07% 1.76 0% 1.76
Internet software and services 21 1.06 4.56% 13.17% 1.02 17.04% 1.23
Investment Co. 5 0.21 15.05% 10.77% 0.18 11.13% 0.21
Machinery 14 0.86 49.69% 17.6% 0.61 12.63% 0.7
Metals & Mining 4 2.08 13.61% 22.61% 1.88 19.56% 2.34
Office Equipment & Services 5 0.74 1.31% 16.22% 0.73 6.33% 0.78
Oil/Gas (Integrated) 1 1.21 38.99% 50% 1.01 13.4% 1.17
Oil/Gas (Production and Exploration) 3 1.33 29.31% 33.33% 1.11 12.32% 1.27
Oil/Gas Distribution 1 0.14 60.23% 34.43% 0.1 25.02% 0.13
Oilfield Svcs/Equip. 6 1.72 39.89% 23.47% 1.32 12.79% 1.51
Packaging & Container 9 0.85 132.63% 15.69% 0.4 13.11% 0.46
Paper/Forest Products 6 0.95 310.51% 14.07% 0.26 23.82% 0.34
Pharma & Drugs 7 0.78 16% 20.16% 0.69 0.33% 0.69
Power 11 1.15 113.49% 15.68% 0.59 5.17% 0.62
Precious Metals 3 1.16 2.81% 12.64% 1.13 5.16% 1.19
Publshing & Newspapers 13 1.16 111.34% 10.56% 0.58 12.33% 0.66
Real Estate 6 0.92 164.95% 17.43% 0.39 25.63% 0.52
Real Estate (Development) 3 0.62 136.32% 35.19% 0.33 9.73% 0.37
Real Estate (Operations & Services) 7 0.56 147.01% 7.95% 0.24 2.56% 0.25
Recreation 14 1.14 111.12% 13.43% 0.58 6.81% 0.63
Reinsurance 1 1.31 36.29% 16.84% 1 23.02% 1.3
Restaurant 4 0.84 27.52% 28.3% 0.7 11.17% 0.79
Retail (Building Supply) 3 0.65 107.27% 33.41% 0.38 8.62% 0.42
Retail (Distributors) 19 0.86 55.34% 21.14% 0.6 5.64% 0.64
Retail (General) 3 1.25 111.16% 20.55% 0.67 10.41% 0.74
Retail (Grocery and Food) 3 1.53 242.96% 20.65% 0.52 22.05% 0.67
Retail (Internet) 5 0.51 2.59% 19.94% 0.5 14.66% 0.59
Retail (Special Lines) 9 0.97 82.04% 19.6% 0.58 18.69% 0.72
Rubber& Tires 1 2.03 27.56% 29.43% 1.7 7.23% 1.84
Semiconductor 4 2.51 42.19% 0% 1.77 29.17% 2.49
Semiconductor Equip 2 0.24 8.94% 6.17% 0.22 10.43% 0.25
Shipbuilding & Marine 1 1.07 334.25% 20.63% 0.29 8.53% 0.32
Telecom. Equipment 7 1.32 166.84% 11.53% 0.53 38.82% 0.87
Telecom. Services 7 0.74 110.99% 19.89% 0.39 9.32% 0.43
Thrift 1 0.79 470.67% 36.01% 0.2 0% 0.2
Tranportation 10 0.95 81.33% 24.27% 0.59 6.59% 0.63
Trucking 5 0.85 85.15% 11% 0.48 6.38% 0.52
Utility (General) 4 1.35 203.21% 34.56% 0.58 17.42% 0.7

Source: Damodaran. Janvier 2013.

Industry name Number of firms Beta D/E Ratio Tax rate Unlevered beta Cash/Firm value Unlevered beta corrected for cash
Advertising 79 0.81 38.01% 15.22% 0.61 7.67% 0.66
Aerospace/Defense 41 1.2 26.93% 10.16% 0.97 9.63% 1.07
Air Transport 38 0.84 87.48% 17.71% 0.49 8.08% 0.53
Apparel 135 0.95 22.63% 13.9% 0.8 4.53% 0.84
Auto & Truck 23 1.65 136.63% 17.26% 0.78 14.1% 0.9
Auto Parts 56 1.5 27.66% 18.74% 1.23 6.81% 1.32
Bank (Money Center) 129 1.72 618.89% 17.9% 0.28 15.22% 0.33
Banks (Regional) 66 0.61 293.93% 19.34% 0.18 15.98% 0.21
Beverage (Alcoholic) 56 0.75 45.9% 18.85% 0.55 1.81% 0.56
Beverage (Soft) 19 0.89 40.51% 19.39% 0.67 5.45% 0.71
Broadcasting 25 0.99 19.4% 18.94% 0.86 3.31% 0.88
Brokerage & Investment Banking 78 0.63 44.51% 11.56% 0.45 36.26% 0.71
Building Materials 88 0.94 30.76% 19.04% 0.75 3.52% 0.78
Business & Consumer Services 214 0.85 30.62% 15.96% 0.67 4.53% 0.7
Cable TV 12 1.58 149.41% 13.08% 0.69 2.88% 0.71
Chemical (Basic) 59 1.12 30.25% 13.53% 0.89 4% 0.92
Chemical (Diversified) 7 2.08 27.65% 22.48% 1.71 4.81% 1.8
Chemical (Specialty) 89 1.22 20.37% 15.19% 1.04 5.94% 1.1
Coal & Related Energy 17 0.72 34.13% 0.81% 0.54 10.6% 0.6
Computer Services 213 0.83 16.14% 17.92% 0.73 7.69% 0.79
Computers/Peripherals 36 1.21 25.99% 9.99% 0.98 8.56% 1.08
Construction Supplies 101 1.23 55.62% 19.88% 0.85 6.74% 0.91
Diversified 70 1.23 48.7% 13.38% 0.87 8.66% 0.95
Drugs (Biotechnology) 188 1.3 22.68% 1.57% 1.06 4.69% 1.11
Drugs (Pharmaceutical) 105 1.1 22.67% 9.49% 0.91 3.05% 0.94
Education 9 0.13 129.52% 7.54% 0.06 3.34% 0.06
Electrical Equipment 121 1.12 28.24% 13.79% 0.9 7.44% 0.98
Electronics (Consumer & Office) 16 1.18 11.58% 13.32% 1.07 10.19% 1.19
Electronics (General) 149 0.97 17.67% 14.27% 0.84 5.08% 0.88
Engineering/Construction 170 1.09 86.38% 14.62% 0.63 13.25% 0.72
Entertainment 71 0.77 36.35% 11.74% 0.58 15.55% 0.69
Environmental & Waste Services 55 0.87 42.35% 12.58% 0.64 5.01% 0.67
Farming/Agriculture 40 0.68 130.9% 18.12% 0.33 10.5% 0.37
Financial Svcs. (Non-bank & Insurance) 111 0.94 861.96% 13.18% 0.11 19.42% 0.14
Food Processing 158 0.76 20.33% 14.08% 0.65 3.21% 0.67
Food Wholesalers 14 0.68 234.23% 17.88% 0.23 17.12% 0.28
Furn/Home Furnishings 46 0.9 25.15% 16.79% 0.75 8.84% 0.82
Green & Renewable Energy 49 1.01 165.16% 11.06% 0.41 6.83% 0.44
Healthcare Products 157 1.04 22.58% 6.39% 0.86 2.57% 0.88
Healthcare Support Services 45 0.83 44.9% 14% 0.6 2.8% 0.61
Heathcare Information and Technology 74 1.06 18.51% 9.08% 0.91 5.27% 0.96
Homebuilding 46 1 9.35% 15.37% 0.93 8.41% 1.02
Hospitals/Healthcare Facilities 34 0.68 102.51% 13.48% 0.36 3.56% 0.38
Hotel/Gaming 118 0.8 54.53% 11.99% 0.54 7.63% 0.59
Household Products 69 0.94 11.39% 16.77% 0.86 2.41% 0.88
Information Services 27 1.1 25.12% 11.56% 0.9 7.22% 0.97
Insurance (General) 50 1.12 54.06% 20.35% 0.79 24.28% 1.04
Insurance (Life) 22 1.63 118.42% 20.47% 0.84 30.22% 1.2
Insurance (Prop/Cas.) 22 0.84 25.63% 12.12% 0.69 6.51% 0.73
Investments & Asset Management 339 0.79 27.41% 6.63% 0.63 26.41% 0.86
Machinery 211 1.08 17.95% 16.37% 0.94 6.7% 1.01
Metals & Mining 105 1.38 56.96% 4.27% 0.89 7.7% 0.96
Office Equipment & Services 34 0.67 43.54% 13.79% 0.48 4.1% 0.5
Oil/Gas (Integrated) 14 1.84 56.62% 11.69% 1.23 9.09% 1.35
Oil/Gas (Production and Exploration) 120 1.85 124.15% 1.3% 0.83 11.44% 0.94
Oil/Gas Distribution 34 2.17 112.3% 7.55% 1.06 3.28% 1.1
Oilfield Svcs/Equip. 74 1.68 63.67% 9.13% 1.07 12.77% 1.22
Packaging & Container 47 0.82 38.99% 18.15% 0.62 4.98% 0.65
Paper/Forest Products 42 1.12 41.48% 14.86% 0.83 5.39% 0.87
Power 73 1.08 97.39% 16.12% 0.6 5.53% 0.63
Precious Metals 58 0.95 24.13% 8.12% 0.78 8.85% 0.85
Publishing & Newspapers 98 0.89 50.22% 13.5% 0.62 5.91% 0.66
R.E.I.T. 126 0.86 79.31% 2.98% 0.49 3.49% 0.5
Real Estate (Development) 59 1.05 106.48% 11.56% 0.54 6.1% 0.58
Real Estate (General/Diversified) 70 0.8 92.31% 13.16% 0.44 6.63% 0.48
Real Estate (Operations & Services) 207 0.63 90.42% 12.92% 0.35 2.8% 0.36
Recreation 57 0.71 41.22% 17.68% 0.53 3.95% 0.55
Reinsurance 4 1.51 29.81% 20.97% 1.23 13.61% 1.42
Restaurant/Dining 41 0.76 52.97% 14.13% 0.52 3.65% 0.54
Retail (Automotive) 24 0.9 68.57% 15.13% 0.57 4.18% 0.59
Retail (Building Supply) 14 0.66 62.8% 18.65% 0.43 9.23% 0.48
Retail (Distributors) 120 0.96 69.57% 18.73% 0.61 4.94% 0.64
Retail (General) 21 1.23 133.73% 14.67% 0.57 6.92% 0.62
Retail (Grocery and Food) 28 1.07 99.01% 16.32% 0.59 9.83% 0.65
Retail (Online) 59 1.29 12.74% 11.28% 1.16 7.84% 1.26
Retail (Special Lines) 86 1.03 18.61% 14.63% 0.89 4.02% 0.92
Rubber& Tires 7 1.47 18.66% 24.88% 1.29 4.16% 1.35
Semiconductor 36 1.55 21.12% 6.51% 1.29 6.01% 1.37
Semiconductor Equip 20 1.39 6.99% 15.65% 1.32 8.2% 1.43
Shipbuilding & Marine 57 1.83 87.38% 6.35% 1.01 6.39% 1.08
Shoe 12 1.37 23.05% 23.5% 1.17 6.75% 1.25
Software (Entertainment) 33 1.05 14.84% 10.5% 0.93 17.61% 1.13
Software (Internet) 155 0.98 11.73% 8.3% 0.89 6.43% 0.95
Software (System & Application) 230 0.65 10.11% 10.99% 0.6 5.64% 0.64
Steel 56 1.46 73.75% 14.89% 0.89 9.26% 0.99
Telecom (Wireless) 14 1.21 95.16% 8.19% 0.65 7.59% 0.7
Telecom. Equipment 56 1.13 20.08% 7.83% 0.95 17.92% 1.16
Telecom. Services 87 0.99 99.44% 15.28% 0.54 4.64% 0.57
Tobacco 7 0.61 30.01% 19.83% 0.49 2.53% 0.51
Transportation 39 1.06 69.84% 23.79% 0.69 9.19% 0.76
Transportation (Railroads) 7 0.82 270.31% 16.67% 0.25 8.66% 0.28
Trucking 23 0.85 101.76% 20.05% 0.47 4.52% 0.49
Utility (General) 21 1.08 125.45% 19.83% 0.54 8.55% 0.59
Utility (Water) 13 0.85 107.47% 15.63% 0.44 3.3% 0.46

Source: Damodaran. 5 Janvier 2017.

Note:
Firms’ Beta is estimated by regressing weekly returns on stock against the local index (generally the most widely followed index in that market – CAC in France), using 5 years of data. Damodaran uses a composite of the two year regression beta and the five year regression beta, weighting the former 2/3rds and the latter 1/3rds.
Beta = (2/3) 2 year regression beta + (1/3) 5 year regression beta

Beta for the sector is unlevered by the market value debt to equity ratio for the sector:
Unlevered Beta = Beta / (1 + (1- tax rate) (Debt/Equity Ratio))

Détails des calculs :
Beta = moyenne des betas des sociétés du secteur
D/E Ratio = total des dettes des sociétés du secteur / total de la capitalisation boursière des sociétés du secteur
Tax rate = moyenne des taux d’impôt effectif des sociétés du secteur
Unlevered beta = Beta / (1 + (1 – « Tax rate ») * « D/E Ratio »)
Cash/Firm value = total des trésoreries des sociétés du secteur / total des valeurs d’entreprise des sociétés du secteur
Unlevered beta corrected for cash = « Unlevered beta » / (1 – « Cash/Firm value »)

Le coût moyen pondéré du capital: CMPC (WACC) – définition et calcul

Le coût moyen pondéré du capital (CMPC ou WACC en anglais) est le taux de rentabilité exigé par les actionnaires et les créanciers pour financer l’entreprise. Il est égal au coût moyen pondéré des différentes sources de financement de l’entreprise.
Testez l’outil de calcul du coût moyen pondéré du capital en ligne

CMPC = (taux risqué société) x (1-Levier) + coût de la dette x (1-tauxIS) x Levier

  • Levier financier = dette financière nette / (capitaux propres + dette financière nette)
  • Taux risqué société = Taux sans risque + Prime de risque société
  • Prime de risque société = prime de risque du Marché x Bêta société
  • Bêta société = Bêta société désendettée x (1+(1-TauxIS) x (Dette financière Nette / capitaux propres))

Les valeurs de la dette nette et des capitaux propres sont des valeurs de marché. Le coût du capital ne dépend que du risque de l’actif économique et il préexiste à la structure financière. En effet, c’est en fonction du risque de cet actif économique et de la structure financière que les créanciers et les actionnaires vont déterminer le taux de rentabilité qu’ils exigent sur les dettes et les capitaux propres de l’entreprise.

Exemple de calcul du CMPC :

  • Taux des Emprunts d’Etat 7-10 ans (taux sans risque) : 3,5%
  • Prime de risque du marché : 5,0%
  • Taux courant d’imposition sur les sociétés : 33,3%
  • Bêta sectoriel des sociétés cotées comparables « désendettées » : 1,10
  • La capitalisation boursière de l’entreprise représente 20% de la capitalisation boursière moyenne des sociétés de l’échantillon
  • Dette financière nette (DFN) : 37,8 MEUR
  • Capitalisation boursière (VCP) de 450 MEUR
  • Coût normatif de la dette de 6,0%.

Calcul du Bêta société :

Le Bêta société à endettement nul = (Bêta du référentiel)1,10 + (majoration compte tenu de la capitalisation boursière de l’entreprise)0,15 = 1,25.

Bêta société = Bêta société désendettée x (1+(1-TauxIS) x (DFN/VCP)) = 1,32.

Calcul de la prime de risque société

Prime de risque société = prime de risque du Marché x Bêta société = 5,0% x 1,32 = 6,6%.

Calcul du taux risqué société

Taux risqué société = Taux sans risque + Prime de risque société = 3,5% + 6,6% = 10,1%

Calcul du « WACC »

Le levier financier (DFN / (DFN+VCP)) s’établit à 0,08.

WACC = (Taux risqué x (1-levier)) + (coût de la dette x (1-TauxIS) x levier) = (10,1%x0,92) + (6,0%x66,7%x0,08)

WACC = 9,6%

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Discounted Cash Flow

Méthode d’évaluation par les multiples (PER, EBIT, EBITDA, CA) – méthode comparative pour la valorisation d’entreprise


Pour valoriser une entreprise par une méthode comparative, il faut constituer un échantillon composé de sociétés cotées positionnées dans des domaines d’activité proches et qui sont des concurrents directs. Les sociétés doivent avoir un certain nombre de similitude en termes :

  • d’activité (produits, clientèle, secteur géographique, risques conjoncturels ou systémique),
  • de structure de financement et de taille.
  • de perspectives de croissance, de niveau de marge et
  • de modèle économique.

L’analyse des multiples peut présenter une importante différence entre les multiples du peer group et l’entreprise à évaluer.  Plusieurs facteurs sont susceptibles d’expliquer ces disparités :

  • Les disparités des positionnements « métier » et « géographiques »
  • Les disparités de politique d’investissement et de d’amortissement, de structure financière et de fiscalité.

Un ajustement sur les multiples peut être appliqué pour tenir compte des différences (taille, croissance, risque spécifique) entre les entreprises de l’échantillon et l’entreprise à valoriser et aussi par rapport au contexte de la valorisation (liquidité du titre, prime de contrôle)

Les méthodes d’évaluation par les multiples sont de court terme (généralement sur 2 exercices). Une pondération entre les années doit être appliquée dans le calcul, et ce dans le but de tenir compte des perspectives d’évolution du marché et des résultats de l’entreprise.

Il existe 2 types de multiples :

  • Multiples ne prenant pas en compte la structure financière de l’entreprise : CA, EBITDA et EBIT => mesurent la valeur de l’actif économique (valeur d’entreprise)
  • Multiple prenant en compte la structure financière : PER ou P/E => mesure la valeur des capitaux propres.
Valorisation par la méthode des PER
Veuillez saisir les données. Les calculs se font automatiquement.

2014 2015
Résultat net courant:
PER échantillon:




Valorisation par la méthode du multiple de l’EBIT
2014 2015
EBIT:
Multiple échantillon:
  –
=Valeur économique
  –
  +
Valeur des capitaux propres


Valorisation par la méthode du multiple de l’EBITDA
2014 2015
EBITDA:
Multiple échantillon:
  –
=Valeur économique
  –
  +
Valeur capitaux propres


Valorisation par la méthode du multiple du CA
2014 2015
CA:
Multiple échantillon:
  –
=Valeur économique
  –
  +
Valeur capitaux propres


Décote de valorisation pour prendre en compte le risque spécifique de l’entreprise.

Les travaux de M.Grenat donnent les décotes de valorisation en fonction de la taille de l’entreprise par rapport à l’echantillon:

CABOi/CABO ref     Correction Valeur
2% -25%
5% -20%
10% -16%
20% -12%
50% -6%
100% 0%
Revue d’Analyse Financière T42002

Une pondération entre les années doit être appliquée dans le calcul, et ce dans le but de tenir compte des perspectives d’évolution du marché et des résultats de l’entreprise.
Valeur des capitaux propres = somme de 2014 et 2015 de (résultat x multiple x coef risque x ponderation)
Décote de valorisation pour prendre en compte le risque spécifique de l’entreprise.

Les travaux de M.Grenat donnent les décotes de valorisation en fonction de la taille de l’entreprise par rapport à l’echantillon:

CABOi/CABO ref     Correction Valeur
2% -25%
5% -20%
10% -16%
20% -12%
50% -6%
100% 0%
Revue d’Analyse Financière T42002

Une pondération entre les années doit être appliquée dans le calcul, et ce dans le but de tenir compte des perspectives d’évolution du marché et des résultats de l’entreprise.
EBIT x Multiple: = somme de 2014 et 2015 de (Ebit x multiple x coef risque x ponderation)
Dette nette = Dette financière Long terme + Court terme – Trésorerie – Valeurs mobilières de placement
Les intérêts minoritaires représentent la quote-part des capitaux propres des filiales consolidées par intégration globale qui revient aux actionnaires minoritaires de ces filiales et non à la société mère
Les titres mis en équivalence représentent la valeur des actions détenues par la maison mère dans les filiales consolidées par mise en équivalence.
Décote de valorisation pour prendre en compte le risque spécifique de l’entreprise.

Les travaux de M.Grenat donnent les décotes de valorisation en fonction de la taille de l’entreprise par rapport à l’echantillon:

CABOi/CABO ref     Correction Valeur
2% -25%
5% -20%
10% -16%
20% -12%
50% -6%
100% 0%
Revue d’Analyse Financière T42002

Une pondération entre les années doit être appliquée dans le calcul, et ce dans le but de tenir compte des perspectives d’évolution du marché et des résultats de l’entreprise.
EBITDA x Multiple: = somme de 2014 et 2015 de (Ebitda x multiple x coef risque x ponderation)
Dette nette = Dette financière Long terme + Court terme – Trésorerie – Valeurs mobilières de placement
Les intérêts minoritaires représentent la quote-part des capitaux propres des filiales consolidées par intégration globale qui revient aux actionnaires minoritaires de ces filiales et non à la société mère
Les titres mis en équivalence représentent la valeur des actions détenues par la maison mère dans les filiales consolidées par mise en équivalence.
Décote de valorisation pour prendre en compte le risque spécifique de l’entreprise.

Les travaux de M.Grenat donnent les décotes de valorisation en fonction de la taille de l’entreprise par rapport à l’echantillon:

CABOi/CABO ref     Correction Valeur
2% -25%
5% -20%
10% -16%
20% -12%
50% -6%
100% 0%
Revue d’Analyse Financière T42002

Une pondération entre les années doit être appliquée dans le calcul, et ce dans le but de tenir compte des perspectives d’évolution du marché et des résultats de l’entreprise.
CA x Multiple: = somme de 2014 et 2015 de (CA x multiple x coef risque x ponderation)
Dette nette = Dette financière Long terme + Court terme – Trésorerie – Valeurs mobilières de placement
Les intérêts minoritaires représentent la quote-part des capitaux propres des filiales consolidées par intégration globale qui revient aux actionnaires minoritaires de ces filiales et non à la société mère
Les titres mis en équivalence représentent la valeur des actions détenues par la maison mère dans les filiales consolidées par mise en équivalence.

La rentabilité des ESN (sociétés de service en informatique – SSII)

Pour plus de détails : Outil de comparaison graphique des SSII

Le taux de marge brute du secteur varie entre 1% et 10% alors que la moyenne de l’ensemble des services aux entreprises est de 11% en 2007. Ce faible taux de marge brute s’explique par le niveau très élevé des charges salariales et le faible niveau d’automatisation.



Il s’agit d’un secteur qui souffre de la « maladie des coûts » dans la mesure où la productivité n’augmente pas plus vite que les coûts salariaux.
Les grandes entreprises ont maintenu et amélioré leur marge grâce à leur pouvoir de négociation avec les clients et les fournisseurs. Les TPE, grâce à leur stratégie d’expertise, conservent de bonnes marges comparables aux grandes entreprises.
La rentabilité des PME est moins bonne. Cela s’explique par un positionnement intermédiaire entre l’expertise et la proposition d’une offre large de compétences, parfois difficile à valoriser notamment en période de retournement de conjoncture, qui peut les contraindre à un rôle de sous-traitant subissant une pression tarifaire des donneurs d’ordre.
La rentabilité financière de l’ensemble du secteur est très volatile sous l’effet de la conjoncture comme le montre la figure suivante. En effet, les capitaux investis dans les SSII sont faibles et les charges salariales qui sont des coûts fixes sont élevées. Le taux se situe autour de 15% et se situe au dessus de l’ensemble des activités de services aux entreprises (+ 5points).

Forces de Porter sur le secteur de l’édition de logiciel

Le modèle des 5 forces de Porter s’inscrit dans le même paradigme que le modèle dit structuraliste SCP issue de l’école de Harvard (Structure Comportement Performance). Les modèles structuralistes défendent l’idée qu’il existe un lien causal entre la structure des marchés, les comportements des firmes et leurs performances au sein du secteur.


Le modèle des 5 forces de Porter s’utilise dans l’analyse de la structure du secteur et permet d’identifier le régime de concurrence du secteur. Le régime de concurrence se caractérise par l’intensité de la pression concurrentielle et par le mode de la concurrence basé sur le prix, la
différenciation horizontale, la différenciation verticale et la différenciation par le service.

L’approche de Porter est axée autour des « cinq forces de la concurrence »

  • Intensité de la concurrence entre les firmes en place
  • Menace de produit de substitution
  • Menace de nouveau entrants
  • Pouvoir de négociation à l’égard des clients
  • Pouvoir de négociation à l’égard des fournisseurs

Le tableau suivant résume les 5 forces de Porter sur le secteur de l’édition de logiciel.

 

Entrants
potentiels

Editeurs étrangers

Sociétés de services (SSII)

Constructeurs et opérateurs télécoms

 

Amont

Fournisseurs

Pour les compétences techniques les
éditeurs font appel à des SSII et des partenaires.

 

Pour les composants logiciels et codes,
les éditeurs les achètent à d’autres éditeurs de logiciels

Concurrents du secteur

Secteur atomisé avec une très grande
majorité d’entreprises (90%) avec moins de 20 salariés.

Les grosses entreprises dominent le
secteur.

Aval

Clients

Pour le B2B, la distribution des
logiciels se fait en direct, par des partenaires (autres éditeurs), des
constructeurs et par des SSII.

Pour le B2C, la distribution se fait
par internet, par les circuits spécialisés

 

Substituts

Applications sur mesure