Fonctionnement des offres de SMS (marché de détail et marché de gros)


sms

Un « SMS » (Short Message Service) ou service de message court est un message écrit, composé de 160 caractères maximum, chacun codé sur 7 bits. Ce service est disponible sur la totalité du parc de terminaux en circulation sur le marché mobile.

Deux catégories de SMS peuvent être distinguées :

  • les SMS « interpersonnels » qui sont le vecteur d’une conversation, le plus souvent entre deux personnes physiques, plus rarement entre une personne et une machine (voire entre deux machines). Ces SMS représentent plus de 90 % des terminaisons de SMS en volume ;
  • les SMS « de contenu » qui mettent en relation un utilisateur final et une entreprise. Ces SMS de contenu sont le vecteur de transmission d’un service de notification ou d’accès à un contenu, gratuit ou payant (de type météo, publicité, réponse annuaire, horoscope, alerte bancaire…).

D’un point de vue technique, la terminaison d’appel SMS désigne la partie terminale du réseau de l’opérateur mobile de l’appelé permettant de joindre le client final. D’un point de vue économique, la terminaison d’appel SMS constitue le prix de gros que se facturent les opérateurs mobiles entre eux pour joindre le client final selon le modèle dit du calling party pays. Elle constitue, pour l’opérateur de l’appelé, un revenu qui est payé par les opérateurs mobiles tiers qui tentent de joindre une personne hébergée sur son réseau. Pour l’opérateur mobile de l’appelant, elle représente une charge qu’il paye aux opérateurs mobiles tiers lorsque son client tente de joindre une personne hébergée sur le réseau d’un autre opérateur mobile.

Pour acheminer un SMS à destination du client final, il existe plusieurs modalités d’interconnexion :

  • les offres d’interconnexion à destination des autres opérateurs mobiles et des full MVNO. Ce mode d’acheminement impliquant une interrogation directe du HLR (Home Location Register) de l’opérateur de l’appelé par l’opérateur de l’appelant, il nécessite la mise en place de moyens techniques spécifiques, ainsi qu’une sécurisation particulière. Le HLR est en effet un élément sensible sur un plan technique et commercial, dans la mesure notamment où il regroupe toutes les informations sur les abonnés autorisés à utiliser un réseau GSM.
  • les offres de « SMS Push » qui s’adressent notamment aux opérateurs fixes, aux FAI et aux agrégateurs de SMS;
    Aussi appelés « facilitateurs », les agrégateurs de SMS sont un intermédiaire entre les éditeurs de services et les opérateurs mobiles pour ce qui concerne l’envoi de SMS de contenu. Sur les marchés de gros, les SMS Push constituent des offres plus complètes que la seule prestation de terminaison d’appel SMS utilisée par les opérateurs mobiles, dans la mesure où c’est l’opérateur mobile de l’appelé qui gère lui-même l’interrogation du HLR et les problèmes de sécurisation
  • l’achat de SMS de bout en bout destiné aux light MVNO dans le cadre de leur contrat MVNO existant.

Calling party pays:
Sur les marchés de détail, le coût de l’appel est intégralement supporté par l’émetteur, tandis que la réception de l’appel est gratuite pour le destinataire final. Il n’en va pas de même sur les marchés de gros sur lesquels la terminaison d’appel – vocal fixe, vocal mobile ou SMS – est fixée par l’opérateur de l’appelé et payée par l’opérateur de l’appelant.

Extrait de l’Avis n° 13-A-17 du 14 octobre 2013 relatif à une demande d’avis de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes portant sur l’analyse des marchés de gros de la terminaison d’appel SMS sur les réseaux mobiles en métropole et outre-mer pour la période 2014-2016.(Source Autorité de la concurrence).

 

La vente d’espace publicitaire par Google (liens commerciaux, AdWords, AdSense)

Extrait de la Décision n° 10-MC-01 du 30 juin 2010 relative à la demande de mesures conservatoires présentée par la société Navx.(Source Autorité de la concurrence).

Le « référencement naturel » ressort des résultats de recherche de mots-clés dans les moteurs de recherche. Ce référencement est gratuit pour les éditeurs de sites et en principe neutre du point de vue de l’ordre d’apparition des résultats. Les moteurs de recherche proposent aussi des liens commerciaux (encore appelés liens sponsorisés) qui pointent vers la page internet du site d’un annonceur, contre rémunération. Ces liens commerciaux apparaissent quand un internaute effectue une requête incluant des mots-clés sur lesquels l’annonceur a enchéri, en complément des résultats du référencement naturel.

Les liens commerciaux ne sont qu’un type de format publicitaire sur Internet. Par opposition à ces annonces textuelles, on appelle généralement « display » ou « publicité display » des annonces intégrant des éléments graphiques ou illustrés, par exemple des images ou des vidéos. Par ailleurs, les liens commerciaux liés aux recherches dépendent des mots-clés présents dans le texte de la requête effectuée par un internaute dans un moteur de recherche. Il existe d’autres types de ciblage. La publicité dite contextuelle s’efforce de choisir la publicité en fonction du contenu de la page sur laquelle elle est diffusée (site internet, boîte de courrier électronique,…). La publicité comportementale choisit les annonces en fonction de la navigation sur internet de l’internaute. Les publicités contextuelles comme comportementales peuvent se présenter à la fois sous forme textuelle (liens commerciaux) ou sous forme graphique (display). Enfin, « l‟e-mailing » correspond à l’envoi d’une publicité par mail, le plus souvent à une base de prospects ciblés.

Les moteurs de recherche fournissent leurs services gratuitement sur le marché grand public. L’essentiel des revenus provient de la vente d’espace publicitaire en ligne, activité évidemment liée à l’activité première de moteur de recherche car la notoriété et l’audience du moteur renforcent l’attractivité de la page de recherche pour les annonceurs. AdWords est le nom du service de vente d’espace publicitaire offert par Google. Il permet à l’annonceur d’associer un ou plusieurs mots clés à ses annonces.

Le service AdWords est basé sur un système d’enchères pour l’achat des mots-clés. En pratique, les annonceurs enchérissent sur des mots-clés afin qu’apparaisse un lien commercial, à côté ou au dessus des résultats naturels du moteur Google si les mots clés sont présents dans la requête de l’internaute. L’annonceur paie alors pour chaque « clic » effectué sur les liens commerciaux (on parle de « coût par clic »). Les activités de moteur de recherche et de fourniture d’espaces publicitaires constituent les deux versants d’un marché « biface », où la réussite de la première conditionne l’attractivité de la seconde.

Google peut également fournir une fonctionnalité de recherche sur la page d’un éditeur de site partenaire dans le cadre d’un partenariat avec Google, via le programme AdSense for Search. Ce moteur de recherche local affiche des résultats naturels, qui peuvent être limités au site ou centrés sur le site, et de la publicité liée aux recherches. Les revenus de publicité sont partagés entre Google et le site.

Le programme AdSense for Content permet quant à lui l’affichage de publicités (images ou liens commerciaux) liées au contexte de la page. En fonction des mots présents dans la page d’un site partenaire, d’un blog, ou d’une messagerie électronique telle que Gmail, Google affiche des publicités pertinentes choisies parmi celles d’annonceurs souhaitant recourir à ce format publicitaire.

Moyens de paiement « wallet » et le « sans contact »

Moyens de paiement ewalletPour faciliter et étendre les moyens de paiement par carte, les sociétés comme Visa et MasterCard ont développé des « wallets », outils permettant de simplifier le paiement, en particulier par Internet, via les PC, les tablettes ou les téléphones portables. Le « wallet » contient les données de plusieurs cartes de paiement du consommateur. Il peut contenir plusieurs cartes (toutes les cartes de paiement seront acceptées, ex : MasterCard, Visa ou Amex), éventuellement émises par des banques différentes. A chaque transaction, le consommateur pourra choisir son moyen/sa carte de paiement, aucune carte n’étant privilégiée.

Les sociétés de paiement par carte tendent également à développer le paiement sans contact en point de vente afin « d’aider le développement de la carte pour les paiements de petits montants, qui sont aujourd’hui principalement effectués par cash, et d’apporter une contribution à la lutte contre l’économie ‘grise’ ». Le « sans contact » est utilisable sans saisie de code et donc sans authentification du porteur pour un montant de transaction généralement de moins de 20€

Secteur des cartes de paiement (CB, Visa, MasterCard,..)

Extrait des Décisions n°13-D-17 et 13-D-18 du 20 septembre 2013 relative à des pratiques de Visa et MasterCard relevées dans le secteur des cartes de paiement – L’Autorité de la concurrence

La carte de paiement, apparue à la fin des années 1960 en France, est un moyen de paiement très utilisé en France. En 2011, 8,2 milliards de transactions ont été effectuées par carte, ce qui représente près de 46 % des paiements scripturaux réalisés en France. En valeur, les transactions par carte représentaient quasiment 400 milliards d’euros en 2011. L’usage de la carte continue à se développer aujourd’hui, bien que les taux de croissance soient inférieurs à ceux des années 1980 ou même 1990. Ce développement se fait principalement au détriment du chèque, dont la part en volume est passée de 50 % en 1996 à 37 % en 2000, et à peine 17 % en 2011.

Le système « CB »

Historiquement en France, la plus grande partie des cartes de paiement portent le logo du GIE CB. Le système CB a longtemps été considéré comme le système « national » par son caractère interbancaire, ouvert à toutes les banques en France. Selon le GIE CB, environ 60 millions de cartes portent un logo « CB ». La très grande majorité de ces cartes sont cobadgées avec un autre système de paiement (Visa ou MasterCard). En termes d’utilisation des cartes par système, plus de 80% des transactions par carte sont réalisées dans le système CB.

Si la plupart des cartes émises en France par les banques portent le double logo CB-Visa ou CB-MasterCard, certaines cartes de systèmes quadripartites émises en France ne portent que le logo MasterCard ou que le logo Visa. On parle alors de cartes MasterCard ou Visa « only ». Elles ne représentent encore toutefois qu’une proportion modeste des cartes en circulation. Ainsi, [2-5] millions de cartes MasterCard only sont en circulation en France. Moins d’un million de cartes Visa only sont en circulation en France, majoritairement des cartes prépayées selon Visa

Visa et MasterCard se sont développés en France grâce aux accords dits de « cobadging » datant des années 1980. L’accord de « cobadging » comporte deux règles principales. D’une part, toutes les cartes émises par les membres des systèmes Visa et MasterCard sont acceptées dans les points d’acceptation « CB ». D’autre part, le GIE « CB » autorise ses membres à émettre des cartes « CB » portant les logos Visa ou MasterCard, qui pourront être utilisées pour régler des transactions hors du système « CB », en particulier à l’étranger »

En France, 38 millions de cartes portent la marque Visa et 24 millions de cartes portent la marque MasterCard. Avec leur parc de cartes cobadgées, Visa et MasterCard représentent les acteurs essentiels des paiements en France.

Caractéristiques des ETI – entreprises de taille intermédiaire: compétitivité, exportation

MittelstandSur la base de trois critères de taille des entreprises, les effectifs, le chiffres d’affaires et le total de bilan, on distingue trois catégories d’entreprises:

    • la catégorie des petites et moyennes entreprises (PME), constituée des entreprises qui occupent moins de 250 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 50 millions d’euros ou le total du bilan annuel n’excède pas 43 millions d’euros ; la catégorie des PME comprend les microentreprises, qui occupent moins de 10 personnes, et ont un chiffre d’affaires ou un total de bilan inférieur à 2 millions d’euros ;
    • la catégorie des entreprises de taille intermédiaire (ETI), constituée des entreprises qui n’appartiennent pas à la catégorie des petites et moyennes entreprises, qui occupent moins de 5 000 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 1,5 milliard d’euros ou le total du bilan annuel n’excède pas 2 milliards d’euros ;
    • la catégorie des grandes entreprises (GE), constituée des entreprises qui ne sont pas classées dans les catégories précédentes.

 

Caractéristiques des ETI

En France, en décembre 2007, sur 2,9 millions d’entreprises, 2,7 sont des microentreprises : il s’agit essentiellement de très petites unités du commerce, des services ou de l’artisanat. Avec une trentaine de salariés en moyenne, les 164 000 PME (non microentreprises) sont présentes dans l’ensemble des secteurs. On compte 4 600 entreprises de taille intermédiaire employant 650 salariés en moyenne, et 240 grandes entreprises.

Exportations, organisation en groupe, déploiement international et recherche- développement sont pratiquement limités aux grandes entreprises et à celles de taille intermédiaire. 42 % des salariés des entreprises de taille intermédiaire travaillent dans l’industrie, contre 27 % en moyenne.

Les ETI sont plutôt petites en termes d’emplois et homogènes en termes d’activité. Elles sont à prédominance industrielle: la plupart des ETI (autres que les 1 400 ETI étrangères) ont leur tête de groupe positionnée en Île-de-France. Leurs effectifs sont répartis sur le territoire, avec une certaine concentration autour de grandes agglomérations, en région parisienne, à Lyon, Toulouse, Nantes et Rennes.

Ces entreprises se distinguent nettement des autres par leur orientation industrielle qui va de pair avec une organisation en groupe, la place des groupes étrangers et l’insertion internationale. La structure de groupe domine nettement, seulement un dixième des ETI étant constituées d’une seule unité juridique.

En termes d’emploi, les premières activités des ETI françaises sont le commerce de véhicules automobiles, le transport routier, les hypermarchés et le nettoyage. Celles des ETI sous contrôle étranger sont la fabrication d’équipements automobiles, de médicaments, le commerce de détail d’habillement et la fabrication de matériels électriques.

Davantage industrielles, les entreprises contrôlées par des groupes étrangers sont aussi plus grandes : elles emploient 780 salariés en moyenne, contre 600 pour les ETI françaises. Celles sous contrôle étranger réalisent 19 % du total des exportations, celles sous contrôle français 12 %.

Top 15 des sites “e-commerce” (sites marchands) les plus visités en France en 2013 (source Fevad)

ecommerceSelon la Fédération e-commerce et vente à distance (FEVAD), le chiffre d’affaires du commerce en ligne a atteint en France 45 milliards d’euros en 2012 (37.7 milliards d’euros pour l’année 2011).
Les statistiques disponibles montrent également une très forte concentration du marché, quelques sites concentrent une part très importante du commerce en ligne aussi bien en nombre de visites qu’en chiffre d’affaires.

# Visiteurs uniques par mois Visiteurs uniques par jour
1 Amazon 14 449 000 1 599 000
2 Cdiscount 11 054 000 944 000
3 FNAC 9 030 000 725 000
4 eBay 8 871 000 1 306 000
5 Price Minister 7 492 000 686 000
6 La Redoute 7 300 000 551 000
7 Voyages-Sncf.com 7 083 000 525 000
8 Carrefour 6 086 000 406 000
9 Rue du Commerce 5 758 000 385 000
10 Groupon 5 649 000 569 000
11 Vente-privee.com 5 271 000 1 023 000
12 Darty 4 294 000 280 000
13 Leroy Merlin 4 250 000 282 000
14 3 Suisses 4 134 000 281 000
15 Zalando 3 958 000 282 000

CHIFFRES CLÉS 2013 fédération e-commerce et vente à distance

La publicité en ligne: notoriété (branding) et performance

Extrait de l’Avis n° 10-A-29 du 14 décembre 2010 sur le fonctionnement concurrentiel de la publicité en ligne – L’Autorité de la concurrence

Le but des dépenses publicitaires est, pour une entreprise, l’accroissement du profit ou de l’activité. Ce n’est d’ailleurs pas une caractéristique propre aux dépenses publicitaires. Mais même si l’objectif ultime de la publicité est le développement ou le maintien des ventes des biens ou services qu’elle propose, l’entreprise peut avoir des objectifs intermédiaires qui à court terme ne seront pas nécessairement les plus efficaces pour accroître les ventes. Deux grandes familles d’objectifs de communication sont, en général, distinguées : d’une part, des objectifs de notoriété, de visibilité, de construction d’une image de marque qui seront regroupés sous le terme générique de « branding » (ce qui peut correspondre en français, de façon peut-être un peu restrictive, à « notoriété »), d’autre part, des objectifs plus « transactionnels » de vente immédiate ou de réponse directe qui seront regroupés sous le terme générique de « performance ».

Les deux objectifs apparaissent d’ailleurs en partie comme complémentaires : le développement de l’image de marque et de la notoriété renforce l’efficacité des leviers générant des réponses à court terme.

Sur Internet, la définition de critères de mesure d’efficacité d’une campagne publicitaire paraît plus aisée et moins sujette à discussion que dans les autres médias. A la différence de ce que permettent les grands médias traditionnels, la technologie d’Internet donne la possibilité de s’assurer de la mise en contact de l’utilisateur avec le message publicitaire. Il est en effet possible de connaître le nombre exact d’internautes qui ont été exposés à une publicité, au sens où cette publicité a fait l’objet d’un affichage, appelé généralement une impression, sur leur écran. Il est aussi possible de mesurer certains types d’interaction avec l’affichage publicitaire, par le suivi et le décompte des clics, quand la publicité offre la possibilité d’être cliquée. Enfin, dans certains cas, il est possible de suivre le comportement de l’internaute, après l’exposition à la publicité, jusqu’à l’acte d’achat en ligne ou toute autre action valorisée par l’annonceur.

Ce sont les raisons pour lesquelles Internet paraît particulièrement adapté pour répondre à des objectifs de performance et de réponse directe dont l’efficacité sera immédiatement mesurable : achat en ligne, inscription sur une liste, prise de rendez-vous, génération de trafic qualifié ciblé ou en recherche.

Internet permet toutefois de répondre également à des objectifs de « notoriété », dans une démarche à moyen ou long terme, en développant un discours sur la marque et en tirant parti de la puissance du support en termes de couverture et d’audience ainsi que de durée d’exposition. Un Européen naviguerait chaque jour près d’1h45 sur Internet, plus d’un quart du temps passé sur l’un des quatre grands médias télévision, radio, presse quotidienne, Internet (EIAA Mediascope Europe 2008). Grâce à la généralisation progressive des offres à haut débit, des modes de communication publicitaires réservés encore récemment aux médias audio-visuels sont désormais utilisés sur Internet (à l’instar des films publicitaires, comparables à ceux qui sont diffusés à la télévision).

La vente en ligne de médicaments dans l’Union Européenne (Allemagne, Royaume-Uni, Grèce,..)

apothekeLa plupart des États membres de l’Union européenne autorisent aujourd’hui la vente en ligne de médicaments, certains même depuis de longues années, à l’image du Royaume-Uni (1999) ou de l’Allemagne (2004). Toutefois, la réglementation de cette activité diffère fortement d’un État membre à l’autre, même si elle semble moins restrictive dans certains pays que celle adoptée en France.

Ainsi, le Royaume-Uni et les Pays-Bas autorisent la vente en ligne de tous les médicaments, qu’ils soient ou non soumis à prescription. De plus, le site Internet n’est pas tenu d’être adossé à une pharmacie physique, ce qui permet la création d’acteurs dits « pure players ».

L’Allemagne, la Finlande, la Suède et le Danemark permettent également la vente en ligne de tous les médicaments, mais imposent la détention d’une officine physique.

La Grèce ne permet la vente en ligne que des médicaments non soumis à prescription, mais autorise les « pure players ».

La plupart des autres pays concernés limitent la vente en ligne aux médicaments non soumis à prescription et imposent la condition de détention d’une pharmacie physique.

L’Allemagne est aujourd’hui le pays dans lequel la vente en ligne de médicaments est la plus développée. Cette activité est autorisée depuis le 1er janvier 2004 et le ministère de la santé allemand recense aujourd’hui 2861 officines pratiquant la vente à distance. En 2011, les entreprises de vente de médicaments sur Internet ont réalisé un chiffre d’affaires total de 1,3 milliard d’euros, tous produits confondus. Le poids des ventes à distance reste tout de même fortement minoritaire, si on le compare avec le chiffre d’affaires total de l’ensemble du réseau officinal allemand, qui était de 41,251 milliards d’euros en 2011.

Voici des sites de vente en ligne de médicaments en Allemagne :
Online Apotheke – shop-apotheke.com
Apotheke.de – Online Versand Apotheke im Internet

Toutefois, l’émergence d’opérateurs de vente de médicaments en ligne semble avoir eu pour effet d’intensifier la concurrence en prix, comme en témoigne un site Internet qui compare les prix des sites allemands, et qui mentionne des réductions allant jusqu’à plus de 40 % par rapport au prix public des spécialités.

Certains sites Internet établis hors de France ont d’ores et déjà mis en place une activité de vente en ligne de médicaments à destination des résidents français. C’est le cas notamment de sites opérés par des pharmacies belges, qui proposent un éventail varié de médicaments et de produits de parapharmacie, présentent des offres promotionnelles, pratiquent la livraison des produits en dehors du domicile, ainsi que la gratuité des frais de livraison au-delà d’un certain montant d’achat.

Source : Autorité de la concurrence: Avis n° 13-A-12 du 10 avril 2013 relatif à un projet d’arrêté de la ministre des affaires sociales et de la santé relatif aux bonnes pratiques de dispensation des médicaments par voie électronique.

Les Principaux Acteurs du Commerce Electronique: pure players et click&mortar

Source: Autorité de la concurrence (Avis n° 12-A-20 du 18 septembre 2012)

Le secteur du commerce électronique est caractérisé par la présence d’un nombre élevé de sites marchands, essentiellement de deux types, les opérateurs qui réalisent la totalité ou l’essentiel de leurs ventes sur Internet dits les « pure players » et les opérateurs traditionnels qui ont développé leur activité en ligne dits les « click&mortar ».

Le secteur de la vente en ligne demeure cependant très concentré : en janvier 2012, 73 % des sites marchands ont enregistré moins de 100 transactions par mois, et moins de 1% des sites marchands ont comptabilisé plus de 10 000 transactions (Source : FEVAD, données 2012)

Les pure players réalisent l’essentiel, sinon l’intégralité de leurs ventes en ligne, même si certains d’entre eux développent progressivement des points de vente physiques (par la création de points de retrait, de points de vente ou leur adossement à des réseaux de magasins existants), tandis que d’autres appartiennent à des groupes de distribution traditionnels. Beaucoup de pure players restent spécialisés dans des secteurs d’activité déterminés (habillement, chaussures, mobilier, etc.), mais une partie d’entre eux, et en particulier des acteurs majeurs du commerce en ligne, étendent leur activité jusqu’à devenir des distributeurs généralistes. En France, les pure players se sont souvent positionnés sur un créneau de prix bas.

Les distributeurs traditionnels développent depuis plusieurs années des stratégies commerciales «multicanal » afin de profiter de la croissance du commerce électronique, et /ou, pour certains d’entre eux, de réduire les effets de la stagnation des ventes en magasin. Ils deviennent dès lors des click&mortar (par référence à l’expression« brick&mortar », qui vise les distributeurs opérant exclusivement au travers de magasins physiques

A côté des pure players et des click&mortar, d’autres acteurs participent directement à la vente en ligne : d’une part, les sites marchands des fabricants, qui réalisent alors des ventes directes aux consommateurs pour la ou les marques du fabricant, et d’autre part, les places de marché qui jouent le rôle d’intermédiaire entre les petits sites marchands et les consommateurs.

Fonctionnement des MVNO

Les MVNO ne disposant pas d’un réseau en propre, ils doivent, pour bâtir leurs offres de téléphonie mobile, acheter des prestations (minutes de communication, SMS, unités de données) sur un marché de gros de l’accès et du départ d’appel sur les réseaux mobiles, sur lequel les opérateurs de réseau offrent des prestations de gros dont les opérateurs mobiles virtuels sont les acheteurs.

Le fonctionnement et les enjeux concurrentiels de ce marché sont fortement marqués par la structure de l’offre et le comportement des offreurs sur ce marché, qui sont eux-mêmes conditionnés par le fait que les offreurs sont tous verticalement intégrés et présents sur le marché de détail.

Le nombre d’offreurs sur ce marché de gros est limité, du fait de l’importance des barrières à l’entrée. L’offre est ainsi composée des trois plus anciens opérateurs, ainsi que du nouvel entrant. Orange France, SFR et Bouygues Telecom hébergent chacun à la fois des light MVNO et des full MVNO. Si Free Mobile a bien publié deux offres de référence, l’une destinée aux light MVNO, l’autre aux full MVNO, aucun opérateur mobile virtuel n’a à ce jour souscrit à l’une ou l’autre de ces deux offres. Free Mobile ne dispose en effet pour l’instant que d’une couverture en propre limitée, estimée à 37,3 % au 1er juillet 2012. L’entrée du nouvel opérateur n’est donc pas susceptible à ce stade de modifier significativement l’équilibre concurrentiel sur le marché de gros.

La dynamique concurrentielle sur le marché de gros est aussi liée à celle existant sur le marché de détail. Les offreurs de prestations de gros sont des opérateurs de réseau vendant des prestations d’accès à des opérateurs mobiles virtuels qui sont leurs concurrents directs sur le marché de détail : ils vont donc adapter leurs offres de gros en fonction de l’état de l’offre et de la demande sur le marché de détail. Les opérateurs de réseau mettent ainsi en balance, d’une part, les profits additionnels qu’ils peuvent générer grâce à l’accueil de MVNO (notamment en cas de nécessité forte de remplir leur réseau en bénéficiant d’une synergie avec des opérateurs mobiles virtuels présentant un avantage commercial sur eux), et, d’autre part, les pertes de revenu induites sur le marché de détail (liées au risque de cannibalisation de leur base clients existante ou future et d’une concurrence par les prix accrue).

[../..]
Les conditions tarifaires (structure, niveau des prix de gros) des contrats liant les opérateurs mobiles virtuels aux opérateurs hôtes semblent cependant toujours limiter la capacité des MVNO à réellement concurrencer les opérateurs historiques sur le marché de détail.

MVNO Opérateur hôte Lancement commercial
Afone (Afone Mobile et Leclerc Mobile) SFR 2007
Alphalink (MVNA) SFR -
Auchan Telecom SFR et Bouygues Telecom 2009
Bazile Telecom Orange France 2009
BUZZmobile (ex Mobisud) SFR 2006
Coriolis (Coriolis Mobile & Saint-Hubert Mobile) SFR 2006
KPN (Ortel Mobile) Orange France 2006
France Télécom Orange France 2009
Futur Telecom SFR 2006
IC Telecom SFR 2011
La Poste Mobile SFR 2006
Lebara Mobile Bouygues Telecom 2010
Legos SFR -
LTI Telecom SFR 2011
Lycamobile Bouygues Telecom 2011
Mundio Mobile (Delight Mobile & Vectone) SFR -
NRJ Mobile (NRJ Mobile & CIC Mobile & Crédit Mutuel Mobile) Orange France et SFR 2005
Numericable Bouygues Telecom 2008
Oméa Télécom (Breizh Mobile & Casino Mobile & Télé 2 Mobile & Virgin Mobile) Orange et SFR 2004
Prixtel SFR 2009
SCT Telecom SFR et Bouygues Telecom 2010
SISTEER (MVNA) SFR 2009
SNBL (Joe Mobile) SFR 2012
Symacom Orange France 2009
Transatel (MVNO et MVNA) Orange France 2002

Source: Autorité de la concurrence (Avis n° 13-A-02 du 21 janvier 2013)