Forces de Porter sur l’industrie automobile

Le modèle des cinq forces de Porter est un outil d’analyse stratégique de l’environnement concurrentiel d’un secteur. Le modèle permet de comprendre les dynamiques de concurrence dans un secteur.

Les 5 forces de porter sont des forces concurrentiels qui peuvent s’exercer de manière plus ou moins intense dans un secteur.

Forces de Porter sur l’industrie automobile

Menace de nouveaux entrants : Historiquement, on a pensé que l’industrie automobile était en sécurité : n’importe qui ne pouvait pas venir et commencer la fabrication de voiture. Mais ça n’a pas été vrai, avec l’émergence de concurrents étrangers en particulier asiatiques, disposant de capitaux suffisants, de technologies et de compétences nécessaires ont commencé à prendre des parts de marché aux entreprises locales.

Le pouvoir de négociation des fournisseurs : Les fournisseurs du secteur de l’automobile sont nombreux et s’appuient sur un ou deux constructeurs pour leur acheter la majorité de leurs produits. Si un constructeur automobile décidait de changer de fournisseur, ce serait dévastateur pour l’entreprise. En conséquence, les fournisseurs sont extrêmement sensibles aux demandes et aux exigences des constructeurs automobiles et détiennent très peu de pouvoir de négociation.

Le pouvoir de négociation des clients : Les clients ont été peu à peu désenchantés avec la plupart des voitures vendues par les constructeurs locaux et ont commencé à chercher des alternatives, à savoir les voitures étrangères. Même si les consommateurs sont très sensibles aux prix, ils n’ont pas beaucoup de pouvoir de négociation du fait du peu de voitures qu’ils achètent.

La menace de produits de substitution : Par menace de substitution nous ne parlons pas seulement de voiture différente. Il faut aussi regarder les autres moyens de transport : le bus, le train ou l’avion. Plus le coût de détention d’un véhicule est grand, plus les gens vont chercher des alternatives à la voiture. Le prix de l’essence a un effet très important sur la décision d’achat de véhicule. Lors de la détermination des substituts au voiture dans l’industrie du transport, il faut également considérer le temps, l’argent, les préférences personnelles.

L’intensité de la concurrence entre les entreprises existantes : Le secteur est fortement concurrentiel. Les constructeurs ont généralement de faibles rendements. L’industrie automobile est considérée comme un oligopole, ce qui contribue à minimiser les effets de la concurrence sur les prix. Les constructeurs automobiles ont compris qu’une concurrence fondée sur les prix ne conduit pas nécessairement à l’augmentation de la taille du marché. Historiquement, ils ont essayé d’éviter une concurrence fondée sur les prix, mais plus récemment, la concurrence s’est intensifiée – promotions, financement préféré et à long terme ont contribué à attirer de la clientèle, mais cela a eu aussi pour effet d’augmenter la pression sur les marges.

Caractéristiques des ETI – entreprises de taille intermédiaire: compétitivité, exportation

MittelstandSur la base de trois critères de taille des entreprises, les effectifs, le chiffres d’affaires et le total de bilan, on distingue trois catégories d’entreprises:

    • la catégorie des petites et moyennes entreprises (PME), constituée des entreprises qui occupent moins de 250 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 50 millions d’euros ou le total du bilan annuel n’excède pas 43 millions d’euros ; la catégorie des PME comprend les microentreprises, qui occupent moins de 10 personnes, et ont un chiffre d’affaires ou un total de bilan inférieur à 2 millions d’euros ;
    • la catégorie des entreprises de taille intermédiaire (ETI), constituée des entreprises qui n’appartiennent pas à la catégorie des petites et moyennes entreprises, qui occupent moins de 5 000 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 1,5 milliard d’euros ou le total du bilan annuel n’excède pas 2 milliards d’euros ;
    • la catégorie des grandes entreprises (GE), constituée des entreprises qui ne sont pas classées dans les catégories précédentes.

 

Caractéristiques des ETI

En France, en décembre 2007, sur 2,9 millions d’entreprises, 2,7 sont des microentreprises : il s’agit essentiellement de très petites unités du commerce, des services ou de l’artisanat. Avec une trentaine de salariés en moyenne, les 164 000 PME (non microentreprises) sont présentes dans l’ensemble des secteurs. On compte 4 600 entreprises de taille intermédiaire employant 650 salariés en moyenne, et 240 grandes entreprises.

Exportations, organisation en groupe, déploiement international et recherche- développement sont pratiquement limités aux grandes entreprises et à celles de taille intermédiaire. 42 % des salariés des entreprises de taille intermédiaire travaillent dans l’industrie, contre 27 % en moyenne.

Les ETI sont plutôt petites en termes d’emplois et homogènes en termes d’activité. Elles sont à prédominance industrielle: la plupart des ETI (autres que les 1 400 ETI étrangères) ont leur tête de groupe positionnée en Île-de-France. Leurs effectifs sont répartis sur le territoire, avec une certaine concentration autour de grandes agglomérations, en région parisienne, à Lyon, Toulouse, Nantes et Rennes.

Ces entreprises se distinguent nettement des autres par leur orientation industrielle qui va de pair avec une organisation en groupe, la place des groupes étrangers et l’insertion internationale. La structure de groupe domine nettement, seulement un dixième des ETI étant constituées d’une seule unité juridique.

En termes d’emploi, les premières activités des ETI françaises sont le commerce de véhicules automobiles, le transport routier, les hypermarchés et le nettoyage. Celles des ETI sous contrôle étranger sont la fabrication d’équipements automobiles, de médicaments, le commerce de détail d’habillement et la fabrication de matériels électriques.

Davantage industrielles, les entreprises contrôlées par des groupes étrangers sont aussi plus grandes : elles emploient 780 salariés en moyenne, contre 600 pour les ETI françaises. Celles sous contrôle étranger réalisent 19 % du total des exportations, celles sous contrôle français 12 %.