Les ventes privées par internet, un secteur qui s’ouvre

Les ventes privées et les ventes flash se sont largement développées dans le sillage du leader Vente-privee.com.

Ventes Privees par internet

Le déstockage permet aux fabricants d’écouler leurs stocks de produits neufs, issus de collections précédentes et n’ayant pas trouvé preneur lors de leur première mise en vente dans les réseaux traditionnels. Ainsi, les fabricants peuvent limiter leurs pertes en revendant, même à bas prix, ces stocks, en évitant notamment d’éventuels coûts de destruction.

Au sein de l’univers du déstockage, les ventes privées en ligne présentent les trois caractéristiques suivantes :

  1. parfois dénommées « ventes privées », elles proposent à un club de membres préalablement inscrits gratuitement sur Internet, puis invités aux ventes par le biais de l’envoi régulier d’emails, des produits de marques à des prix fortement décotés (les décotes peuvent aller jusqu’à 70 ou 80 %) par l’intermédiaire d’un site Internet spécialisé ;
  2. le site Internet respecte une charte graphique qui permet notamment une valorisation des produits disponibles à la vente, sans nuire à l’image des marques ainsi commercialisées ;
  3. les ventes événementielles en ligne se déroulent, pour un produit donné, sur une période de temps très limitée – en général quelques jours.

Initialement privilégié dans le prêt-à-porter, ce mode de distribution se généralise aujourd’hui à de nombreux secteurs d’activité et concerne désormais la plupart des produits de consommation (principalement textile, mais aussi alimentaire, mobilier, hi-fi, etc.) et certains services (ie, voyages, spectacles). Le chiffre d’affaires que représente la vente des produits issus du déstockage aux sites de ventes événementielles reste peu élevé pour les marques, dont l’objectif principal, et le coeur d’activité, consiste d’abord à tirer des revenus des ventes directes des collections en cours. En effet, la part du chiffre d’affaires généré par le déstockage représente en moyenne, pour les fournisseurs, 6,1 % de leur chiffre d’affaires total.

Extrait de la décision n° 14-D-18 du 28 novembre 2014 relative à des pratiques mises en oeuvre dans le secteur de la vente événementielle en ligne – L’Autorité de la concurrence.

L’organisation de ventes privées

Il s’agit d’un modèle de vente réservant à une communauté d’adhérents, notamment recrutés par parrainage, la possibilité de participer à des ventes successives, à durée limitée, de produits de marques avec de fortes réductions.

Jean-Rémi Gratadour précise que « les sites de vente privée se sont appuyés sur une faille de la réglementation des soldes, qui sont permises à condition de présenter ce caractère privé. Il suffit donc de s’inscrire (gratuitement) à ces ventes, lorsqu’elles sont signalées par ces sites, pour bénéficier de soldes à tout moment de l’année. Il s’agit d’un marché représentant un milliard d’euros en France, dont le site éponyme draine 700 millions d’euros ».

Outre « Venteprivee.com » et « Showroomprivé » en France, ce modèle est suivi, par exemple, par « ruelala.com » aux Etats-Unis. Par leur intermédiaire, les marques peuvent non seulement déstocker à prix bas sans nuire à leur image, mais encore accroître la fréquentation de leurs sites.

Extrait du Rapport d’information n° 272 (2011-2012) de M. Joël BOURDIN, fait au nom de la Délégation à la prospective, déposé le 18 janvier 2012 Commerce électronique : l’irrésistible expansion

Secteur de la vente événementielle par Internet (vente privée)

VentePriveeLe déstockage permet aux fabricants d’écouler leurs stocks de produits neufs, issus de collections précédentes et n’ayant pas trouvé preneur lors de leur première mise en vente dans les réseaux traditionnels. Ainsi, les fabricants peuvent limiter leurs pertes en revendant, même à bas prix, ces stocks, en évitant notamment d’éventuels coûts de destruction.

Au sein de l’univers du déstockage, les ventes événementielles en ligne présentent les trois caractéristiques suivantes :

  1. parfois dénommées « ventes privées », elles proposent à un club de membres préalablement inscrits gratuitement sur Internet, puis invités aux ventes par le biais de l’envoi régulier d’emails, des produits de marques à des prix fortement décotés (les décotes peuvent aller jusqu’à 70 ou 80 %) par l’intermédiaire d’un site Internet spécialisé ;
  2. le site Internet respecte une charte graphique qui permet notamment une valorisation des produits disponibles à la vente, sans nuire à l’image des marques ainsi commercialisées ;
  3. les ventes événementielles en ligne se déroulent, pour un produit donné, sur une période de temps très limitée – en général quelques jours.

Initialement privilégié dans le prêt-à-porter, ce mode de distribution se généralise aujourd’hui à de nombreux secteurs d’activité et concerne désormais la plupart des produits de consommation (principalement textile, mais aussi alimentaire, mobilier, hi-fi, etc.) et certains services (ie, voyages, spectacles). Le chiffre d’affaires que représente la vente des produits issus du déstockage aux sites de ventes événementielles reste peu élevé pour les marques, dont l’objectif principal, et le coeur d’activité, consiste d’abord à tirer des revenus des ventes directes des collections en cours. En effet, la part du chiffre d’affaires généré par le déstockage représente en moyenne, pour les fournisseurs, 6,1 % de leur chiffre d’affaires total.

Extrait de la décision n° 14-D-18 du 28 novembre 2014 relative à des pratiques mises en oeuvre dans le secteur de la vente événementielle en ligne – L’Autorité de la concurrence.

Forces de Porter sur l’industrie automobile

Le modèle des cinq forces de Porter est un outil d’analyse stratégique de l’environnement concurrentiel d’un secteur. Le modèle permet de comprendre les dynamiques de concurrence dans un secteur.

Les 5 forces de porter sont des forces concurrentiels qui peuvent s’exercer de manière plus ou moins intense dans un secteur.

Forces de Porter sur l’industrie automobile

Menace de nouveaux entrants : Historiquement, on a pensé que l’industrie automobile était en sécurité : n’importe qui ne pouvait pas venir et commencer la fabrication de voiture. Mais ça n’a pas été vrai, avec l’émergence de concurrents étrangers en particulier asiatiques, disposant de capitaux suffisants, de technologies et de compétences nécessaires ont commencé à prendre des parts de marché aux entreprises locales.

Le pouvoir de négociation des fournisseurs : Les fournisseurs du secteur de l’automobile sont nombreux et s’appuient sur un ou deux constructeurs pour leur acheter la majorité de leurs produits. Si un constructeur automobile décidait de changer de fournisseur, ce serait dévastateur pour l’entreprise. En conséquence, les fournisseurs sont extrêmement sensibles aux demandes et aux exigences des constructeurs automobiles et détiennent très peu de pouvoir de négociation.

Le pouvoir de négociation des clients : Les clients ont été peu à peu désenchantés avec la plupart des voitures vendues par les constructeurs locaux et ont commencé à chercher des alternatives, à savoir les voitures étrangères. Même si les consommateurs sont très sensibles aux prix, ils n’ont pas beaucoup de pouvoir de négociation du fait du peu de voitures qu’ils achètent.

La menace de produits de substitution : Par menace de substitution nous ne parlons pas seulement de voiture différente. Il faut aussi regarder les autres moyens de transport : le bus, le train ou l’avion. Plus le coût de détention d’un véhicule est grand, plus les gens vont chercher des alternatives à la voiture. Le prix de l’essence a un effet très important sur la décision d’achat de véhicule. Lors de la détermination des substituts au voiture dans l’industrie du transport, il faut également considérer le temps, l’argent, les préférences personnelles.

L’intensité de la concurrence entre les entreprises existantes : Le secteur est fortement concurrentiel. Les constructeurs ont généralement de faibles rendements. L’industrie automobile est considérée comme un oligopole, ce qui contribue à minimiser les effets de la concurrence sur les prix. Les constructeurs automobiles ont compris qu’une concurrence fondée sur les prix ne conduit pas nécessairement à l’augmentation de la taille du marché. Historiquement, ils ont essayé d’éviter une concurrence fondée sur les prix, mais plus récemment, la concurrence s’est intensifiée – promotions, financement préféré et à long terme ont contribué à attirer de la clientèle, mais cela a eu aussi pour effet d’augmenter la pression sur les marges.

Les flops technologiques de 2014: Google Glass, Exosquelette, Bitcoin, STAP, Ecran saphir et Aereo

Que nous disent les derniers flops technologiques à propos de l’innovation ?

Toutes les technologies qui réussissent sont semblables, mais tous les flops échouent à leurs manières.
Le succès d’une technologie signifie qu’elle résout un problème; qu’elle soit installée sur un milliard de smartphones ou utilisée par quelques scientifiques qui effectuent des travaux spécialisés.
Mais de nombreuses technologies ne réussissent pas, généralement parce qu’elles ne parviennent pas à l’échelle de l’adoption. Les raisons de l’échec ne sont pas prévisibles.
Ci-dessous notre liste des défaillances technologiques les plus intéressantes de 2014 :

Google Glass
Lunette google
En 2012, Google a présenté au monde entier ses lunettes informatisées qui peuvent montrer des cartes, afficher des e-mails, et de prendre des photos et des vidéos.
Mais à la fin de cette année, les attentes d’un succès des lunettes de 1,500$ furent brisées.
La moitié des développeurs d’applications interrogés par Reuters ont cessé de travailler sur les applications pour les lunettes.
Même le visionnaire Sergey Brin co-fondateur de Google, se mit à ne plus porter les lunettes en publique.
Les lunettes se sont avérées beaucoup moins utiles que prévu.
Les lunettes peuvent encore trouver le succès dans des applications de niches pour peut-être être un succès commercial.

Exosquelette commandé par Électro-encéphalographie(EEG)
Exosquelette commandé par Électro-encéphalographie(EEG)
Permettre à une personne paralysée de se lever d’un fauteuil roulant, de marcher sur un terrain de football, et de donner le coup d’envoi de la Coupe du Monde 2014.
Ce plan ambitieux a été conçu par Miguel Nicolelis, professeur à l’Université Duke, expert en interface homme machine. Après avoir obtenu environ 15 millions de dollars par le gouvernement du Brésil, son équipe s’est empressée de construire – et de déployer un exosquelette robotique – propulsé par les pensées de son porteur.

Le plan était trop audacieux. Les signaux du cerveau collectés par EEG sont tout simplement pas assez bons pour contrôler un exosquelette.
Quand les caméras de la Coupe du Monde montraient la démonstration lors de la cérémonie d’ouverture, ce fut pour trois brèves secondes. On eut juste le temps de voir un ballon de football roulant sur une rampe et un homme paralysé tenu par deux assistants lever les poings en signe de triomphe.
Nicolelis déclara que « 17 mois de travail fou » avait réussi mais pour les téléspectateurs il fut difficile de savoir ce qui s’était réellement passé.
Plutôt que de voir un homme se lever d’une chaise roulante et de marcher, l’exosquelette semblait avoir réalisé une tâche plutôt simple de déplacer un pied en avant.

Bitcoin
Bitcoin
C’était censé être l’année du Bitcoin. Au lieu de cela, la monnaie électronique semble être en perte de vitesse. La valeur d’un bitcoin a chuté de 62% ( à environ $ 310 ) depuis Janvier 2014. Plus inquiétant encore, est que le volume de transactions en bitcoin n’a pas augmenté (environ 60 millions de dollars par jour).
L’idée du Bitcoin reste intrigante – monnaie pair à pair, sans contrôleur central, instantanément transmise ne importe où, et sécurisée par un moteur cryptographique intelligent.

Mais dans la pratique, ça ressemble plus à un système de Ponzi qui attire les spéculateurs. Il est devenu la forme de paiement de choix des cybercriminels professionnels.
Même si Bitcoin a d’ardents défenseurs, force est de constater qu’une monnaie que peu de gens utilisent ne peut pas être qualifiée de succès.

Cellule pour acquisition de pluripotence déclenchée par stimulus (APDS ou en anglais STAP)
Cellule pour acquisition de pluripotence déclenchée par stimulus  (APDS ou en anglais STAP)
Janvier dernier, une équipe au Japon et à l’Université de Harvard ont publié deux articles de grande envergure dans la revue Nature affirmant qu’ils pouvaient transformer n’importe quelle cellule en cellule souche juste en le baignant dans l’acide (connu sous le nom de STAP pour stimulus-triggered acquisition of pluripotency cell: ceux sont des cellules pluripotentes générées à partir de cellules somatiques, grâce à un certain type de stress, en les plongeant dans une solution acide). Le procédé est rapide et facile mais semble trop beau pour être vrai. Lorsque d’autres laboratoires n’ont pas réussi à répéter le processus, il était devenu évident que les résultats avaient été fabriqués par un jeune chercheur ambitieux. En Août, son patron, Yoshiki Sasai, un scientifique de renom à Riken au Japon sur les cellules souches s’est suicidé à 52 ans après avoir dit qu’il avait été humilié. Ce n’est pas la première fois qu’une découverte sur les cellules souches s’est avérée être faux. L’effondrement de cette technologie prometteuse est dû à la pression croissante de publier de grands résultats. Toute la biologie est affectée par cette pression.

Ecran saphir pour iPhone
Ecran saphir pour iPhone
L’iPhone 6 qu’Apple a dévoilé en Septembre était plus grand, plus lisse et plus puissant que les modèles précédents. Mais le téléphone dévoilé n’avait pas d’écran en saphir, un cristal transparent super-dur. Apple espérait que cet écran donnerait un coup de pouce à la vente des téléphones dont le prix avoisine 700$.
Le plan d’Apple à 1 milliard de dollars visant à introduire des écrans plus dures a mal tourné quand il construisit une nouvelle usine de saphir avant que la technologie sous-jacente ait été entièrement maîtrisée.
Tout a commencé, quand Apple a fait appel à GT Advanced Technologies, un développeur de fours innovants, pour faire cuire des cristaux de saphir. Mais la société n’avait aucune expérience de production de cristaux en quantité industrielle, donc de produire suffisamment pour tenir les échéanciers du célèbre marque Apple.

Durant l’été, les problèmes remontèrent. Les grands blocs de saphir nécessaires pour les écrans de téléphone (le saphir est déjà utilisé dans certains montres de luxe, et pour couvrir le caméra de l’ iPhone) devaient cuire un mois dans un four étanche, et malheureusement beaucoup sont sortis cassés.
La fin ne fut pas jolie. GT a déposé son bilan, et est en procès avec Apple.

Antennes minuscules d’Aereo
Antennes minuscules d’Aereo
Voici un problème avec un challenge: les signaux hertziens (gratuits et non cryptés) sont émis par les chaînes locales mais vous ne pouvez pas le regarder sur votre téléphone ou PC. Une start-up, Aereo profitant du vide juridique, propose à ses abonnés, moyennant 8 à 12 dollars par mois, de voir en direct la télévision depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone, et de l’enregistrer.

Aereo loue à chaque utilisateur une antenne râteau miniature, de la taille d’une pièce de monnaie, qui permet de capter le signal hertzien émis par les chaînes locales.

Mais les géants de la TV américaine : Disney, Fox, CBS et NBCUniversal demandèrent à la Cour Suprême la fermeture de la start-up de Barry Diller. Les chaînes font valoir qu’Aereo enfreint leurs droits d’auteur et menacent leur modèle économique, en risquant de les priver des recettes du câble et du satellite. Les chaînes craignent le phénomène encore limité du « cord-cutting », la tendance au désabonnement au câble. Environ 90% des foyers américains sont abonnés au câble ou au satellite, payant en moyenne autour de 50 à 70 dollars par mois.

Le 25 Juin 2014, la Cour a statué que les services d’Aereo enfrenaient la législation du droit d’auteur. Aereo n’avait pas de plan B et a depuis fait faillite. Son site web affiche désormais un message d’adieu : « Nous sommes restés fidèles à notre mission et nous croyons que nous avons joué un rôle important dans les changements positifs du secteur ».

Top 50 des sociétés les plus innovantes: les constructeurs automobiles rétrogradent

tesla1Le Boston Consulting Group a exploré l’état de l’innovation à travers neuf enquêtes depuis 2005. Comme dans les enquêtes antérieures, les résultats de 2014 montrent les 50 entreprises que les dirigeants ont classé comme les plus innovantes, pondérées par leurs rendements des trois dernières années, leurs croissances du chiffre d’affaires et du taux de marge.

En 2013 la liste des 50 entreprises les plus innovantes contenait 14 constructeurs automobiles, dont 9 dans le top 20. En 2014, seulement neuf constructeurs automobiles sont dans la liste, et seulement quatre sont classés dans le top 20. Parmi ceux qui sont dans la liste, seulement deux ont progressé dans le classement: Tesla Motors a grimpé de 34 places et est 7ème et Fiat a grimpé 11 places et est 32ème. La percée de Tesla place la barre de l’innovation très haut pour les constructeurs automobiles. Fiat réémerge comme une marque mondiale grâce à son acquisition audacieuse de Chrysler.

Rang Sociétés
1 Apple
2 Google
3 Samsung
4 Microsoft
5 IBM
6 Amazon
7 Tesla Motors
8 Toyota Motor
9 Facebook
10 Sony
11 Hewlett-Packard
12 General Electric
13 Intel
14 Cisco Systems
15 Siemens
16 Coca-Cola
17 LG Electronics
18 BMW
19 Ford Motor
20 Dell
21 Volkswagen
22 3M
23 Lenovo Group
24 Nike
25 Daimler
26 General Motors
27 Shell
28 Audi
29 Philips
30 SoftBank
31 Procter & Gamble
32 Fiat
33 Airbus
34 Boeing
35 Xiaomi Technology
36 Yahoo
37 Hitachi
38 McDonald’s
39 Oracle
40 Salesforce.com
41 Fast Retailing
42 Wal-Mart
43 Tata Group
44 Nestlé
45 Bayer
46 Starbucks
47 Tencent Holdings
48 BASF
49 Unilever
50 Huawei Technologies

Source: 2014 BCG Global Innovators survey

Secteur de la téléphonie mobile: la dynamique concurrentielle redynamisée (Orange, SFR, Bouygues Télécom et Free Mobile)

Le marché de la téléphonie mobile a été marqué, à partir de 2012, par l’arrivée d’un quatrième opérateur mobile qui a ouvert une période de forte concurrence par les prix. Les offres de Free Mobile, commercialisées à l’origine uniquement sur internet, sans engagement et sans terminal subventionné, ont provoqué une rupture tarifaire et ont amené les autres opérateurs à développer leurs propres offres à bas prix puis à aligner progressivement les tarifs de ces nouvelles offres sur ceux du dernier entrant sur le marché. Ces évolutions ont conduit à une simplification des gammes chez la plupart des opérateurs, à une baisse des prix et à une augmentation de la fluidité du marché.

On constate, dans le même temps, un fort développement des flux d’échange de données, notamment pour la navigation sur internet, le téléchargement d’applications ou la consommation de vidéos sur mobiles, ces nouveaux usages étant favorisés par la commercialisation de plus en plus large des terminaux de type smartphones. Le volume des données consommées a ainsi été multiplié par trois entre 2010 et 2012 et la demande de débit des usagers ne cesse d’augmenter. Pour faire face à ces évolutions, les premières offres exploitant les débits plus importants offerts par les réseaux mobiles 4G ont été lancées par SFR et Orange France fin 2012.

C’est dans ce cadre concurrentiel redynamisé par l’arrivée de Free Mobile et par le déploiement de la 4G, au moment où les opérateurs doivent aussi investir massivement dans le développement du très haut débit fixe, que l’accord de mutualisation entre SFR et Bouygues Télécom a vu le jour. Cet accord s’inscrit aussi dans un mouvement de reconfiguration importante du marché qui s’est accéléré avec l’annonce, le 5 avril 2014, par le groupe Vivendi de sa décision de céder SFR au groupe Numéricâble, d’autres hypothèses de nouvelles consolidations du marché étant évoquées dans la presse.

Aujourd’hui, les déploiements des opérateurs sont très différents. L’ARCEP a publié le 10 juillet 2014 une analyse des cartes de couverture 2G/3G/4G des opérateurs de réseau mobile qui montre pour la 4G une nette avance de déploiement pour Bouygues Télécom et Orange par rapport à SFR et Free Mobile, aussi bien en couverture de la population, avec un rapport du simple au double, qu’en couverture du territoire avec un rapport de un à dix :

ARCEP Couverture 4G - 10 juillet 2014

Extrait de la décision Décision n° 14-D-10 du 25 septembre 2014 relative à des pratiques mises en oeuvre dans le secteur des réseaux et des services de communications mobiles – L’Autorité de la concurrence.

Le secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne

FDJ.fr_logoExtrait de la décision n° 14-D-04 du 25 février 2014 relative à des pratiques mises en oeuvre dans le secteur des paris hippiques en ligne – L’Autorité de la concurrence.

Le secteur des jeux d’argent et de hasard a longtemps été structuré autour de monopoles, confiés par la loi à La Française des Jeux (FDJ) pour les jeux de grattage et de tirage (et les paris sportifs), au PMU pour les paris hippiques et aux casinos pour les jeux de cercle. Considérant que de tels monopoles étaient contraires au principe de libre prestation des services, fixé par l’article 56 du TFUE, la Commission européenne a, par un avis motivé du 27 juin 2007, officiellement demandé à la France d’ouvrir ce secteur à la concurrence.

La loi du 12 mai 2010 a donc organisé une ouverture à la concurrence dont les conditions et les enjeux ont été longuement analysés par l’Autorité dans son avis n° 11-A-02 du 20 janvier 2011. Dès lors, seuls les points essentiels de cette loi seront rappelés ici :

– une ouverture limitée : seuls les paris hippiques, les paris sportifs et les jeux de cercle en ligne ont été ouverts à la concurrence. Les monopoles de la FDJ et du PMU ont été maintenus sur les paris sportifs et hippiques « en dur » ainsi que sur les jeux de grattage et de tirage en ligne et « en dur » (de même, les jeux de casino ne sont pas autorisés en ligne). Seuls certains types de paris hippiques et de paris sportifs sont autorisés. Enfin, pour les paris sportifs, un « droit au pari » est dû par les opérateurs aux organisateurs de manifestations sportives ;

– une ouverture strictement encadrée : les opérateurs en ligne doivent être préalablement agréés par l’Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL) créée par la loi précitée. Cet agrément est subordonné au respect de nombreuses obligations en matière de protection du joueur, de sécurité des opérations de jeu et de lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent ;

– une fiscalité élevée : les prélèvements fiscaux et sociaux sur les paris hippiques et sportifs en ligne sont assis sur les mises et non sur le produit brut des jeux (PBJ). En outre, les taux de ceux-ci sont plus élevés que ceux pratiqués dans les autres États membres, en particulier pour les paris hippiques qui supportent une redevance spécifique de 5,6 % destinée à financer la filière équine française ;

– des dispositions contraignantes : la loi a imposé aux opérateurs de paris en ligne de justifier, lors de leur demande d’agrément, que les ouvertures de comptes joueurs ont été postérieures à l’agrément, les obligeant ainsi à « remettre à zéro » l’ensemble des comptes préalablement ouverts auprès des joueurs français. Or, le PMU comme la FDJ ont été dispensés d’une telle « remise à zéro ». Enfin, la loi a plafonné le taux de retour aux joueurs (TRJ). Fixé par décret à 85 % des mises, il limite la concurrence par les prix et, par voie de conséquence, l’attractivité des offres des nouveaux opérateurs qu’il empêche de mener une politique commerciale agressive, l’objectif de la loi étant notamment de limiter les risques d’addiction.

Malgré son intitulé, la loi du 12 mai 2010 ne visait donc pas tant à ouvrir à la concurrence le marché français des jeux d’argent et de hasard en ligne qu’à légaliser pour mieux la contrôler une offre illégale à destination des joueurs français dont la prolifération constituait une menace pour l’ordre public, la santé publique et les ressources fiscales de l’État. Comme l’Autorité le relevait dans son avis précité, « en comparaison de l’ouverture à la concurrence d’autres secteurs économiques, tels que les secteurs des communications électroniques, du gaz ou du transport ferroviaire, le dispositif adopté pour les jeux d’argent et de hasard en ligne ne procède pas d’une libéralisation, mais avant tout d’une volonté de régulation visant à encadrer une activité déjà existante, exercée dans l’illégalité ».

Presse robotisée: l’ère des robots-journalistes et de l’intelligence artificielle

journaliste-robotKris Hammond veut changer toute la presse. Cet homme est le fondateur de Narrative Science, une start-up américaine spécialisée dans la rédaction automatique de contenu à partir de données. Kris Hammond a une vision, selon lui dans 15 ans, 90% des contenus publiés par les organes de presse en ligne seront générés automatiquement et d’ici 5 ans, le prix Pulitzer sera décerné à un ordinateur.

La technologie de la rédaction automatique est déjà au point depuis plusieurs années: les robots sont aujourd’hui capables d’écrire des comptes rendus de match de baseball. Pour cela, ils analysent des données comme l’évolution des scores et des statistiques des joueurs puis ils y associent des mots et les structurent de manière quasi instantanée, bien plus vite en tout cas que n’importe quel journaliste pourrait le faire. Les professions intellectuelles ne sont pas à l’abri de la robotisation de leur métier.

Une robotisation qui est déjà une réalité.

Le 1er février 2013, à 5h28 du matin, un tremblement de terre de faible magnitude secoue Los Angeles. 8 minutes plus tard, le site de Los Angeles Time publiait l’information avec une carte précisant l’épicentre du séisme. Pourtant l’auteur de l’article était en train de dormir. En fait pour décrocher le scoop, il avait écrit un code permettant la rédaction et la publication de l’information à partir des données enregistrées en temps réel par le très officiel USGS (Institut d’études géologiques des États-Unis).

De même, l’actualité économique, en particulier boursière et financière qui s’appuie sur des flux de données est directement concernée. On trouve ainsi sur le site du prestigieux Forbes des articles signées « Narrative Science » (la startup de Kris Hammond).

Le robot journaliste pourrait même être capable dans un futur proche de faire du reportage terrain. L’université de Tokyo a ainsi mis au point une machine capable d’explorer un environnement, d’y évoluer de manière autonome, de reconnaitre les humains pour leur poser des questions, de prendre des photos et de restituer le tout sous forme de reportage publié automatiquement sur le web. Cet outil peut s’avérer être particulièrement précieux en zone de guerre par exemple.

Si on industrialise la production d’information, on industrialise aussi son corolaire : la production de désinformation. Il suffit d’une erreur dans une série de données pour que tous les articles liés soient faux. Sans le filtre de la vérification, la tentation d’intoxication n’a jamais été aussi grande.

A l’heure où les robots envahissent les salles de rédaction, paradoxalement, jamais les capacités humaines d’analyse et de synthèse ne prennent autant d’importance.

Sources: Thibault LIEURADE (XERFI)

Les acteurs du marché du mariage et l’impact du web

mariageLes français sont attachés à la tradition du mariage mais de nouvelles tendances apparaissent:

  • Les couples cherchent à personnaliser fortement leur mariage et recherchent une cérémonie originale et à leur image.
  • les futurs mariés éprouvent le besoin de faire eux-mêmes (les faire-par, les petits cadeaux, les décorations)
  • utilisation du web pour s’informer, comparer les offres, acheter, échanger avec leurs invités et rechercher à fédérer autour de l’évènement.

Ces nouveaux comportements ont entraîné une véritable mutation de l’offre proposée par les spécialistes du marché:

  • Distributeurs de robes
  • Traiteurs
  • Photographes
  • Coiffeurs
  • Opérateurs de liste de mariage

Le paysage concurrentiel a été bouleversé par l’éruption de pure players dans les années 2000. A l’instar du pionnier « 1001 Listes », ils sont partis d’un constat: les mariés étaient limités dans le choix des cadeaux et le web permettait d’élargir ce choix en mettant en commun les offres des différentes enseignes.

Ces opérateurs ont mis en place un service de compte de gestion de leur liste pour les futurs mariés. Le principe consiste à ce que les futurs mariés formulent leurs vœux et les invités achètent directement en ligne les cadeaux chez les magasins partenaires.

Les pure players de la liste de mariage sont :

  • 1001 Listes
  • MilleMercisMariage
  • Ameliste
  • Zankyou

Leurs modèles sont basés sur la liste universelle, un système de collecte d’argent en ligne que le couple peut ensuite dépenser sans la contrainte d’acheter dans les enseignes partenaires.

Les acteurs qui ne se sont pas adaptés aux modes de consommation 100% web des jeunes couples et à leur exigence de personnalisation sont en perte de vitesse:

  • Magasin de meubles
  • Décoration et arts de la table
  • Grandes surfaces alimentaires

Ces acteurs se sont par définition positionnés sur des marchés de masse avec une offre standardisée.

Les grandes enseignes de liste de mariage comme la Galeries Lafayette et le Printemps s’arrogent encore la moitié du marché. Pour se maintenir, ils ont copié les pure players et leur stratégie sur le web. En 2011 les Galeries Lafayette ont même racheté le spécialiste 1001 Listes et donc son savoir-faire.

Le secteur de l’optique-lunetterie

lunetteLe secteur de l’optique-lunetterie a connu une progression importante, avec une hausse de la consommation d’optique de l’ordre de 59,6 % entre 2000 et 2010. En 2011, ce secteur représentait un chiffre d’affaires estimé à 5,703 milliards d’euros.
Les dépenses d’optique-lunetterie figurent ainsi parmi les principaux postes de consommation relatifs à l’équipement de la personne. Selon les données de l’INSEE, les prix réels à la consommation dans ce secteur ont également connu une augmentation constante depuis 2000.
L’industrie de l’optique-lunetterie regroupe plusieurs grandes catégories de produits (telles que les montures de lunettes, les verres ophtalmiques, les lentilles correctrices et les solaires).

La fourniture de verres ophtalmiques
Selon les estimations du SynOpE pour 2011, les trois principaux acteurs se partageaient environ 90 % du marché en valeur : le groupe français Essilor, leader mondial (avec une part estimée à environ 70 %), suivi du groupe allemand Carl Zeiss (environ 11 %), puis du groupe japonais Hoya (environ 9 %).

Le commerce de gros de produits d’optique-lunetterie
Pour leur approvisionnement, les opticiens peuvent s’appuyer sur des centrales d’achat qui leur permettent de bénéficier de la force d’un groupement pour les négociations auprès des fournisseurs, tout en demeurant rattachés, le cas échéant, à leur propre enseigne. Ils peuvent choisir, auprès de la centrale, les produits des fournisseurs référencés par celle-ci, ainsi que, dans certains cas, des produits propres à la centrale.

La distribution de détail de produits d’optique-lunetterie
La distribution des produits d’optique-lunetterie est assurée par des opticiens-lunetiers, une profession réglementée, notamment, par le code de la santé publique.
En France, le nombre de points de vente dans le secteur de l’optique-lunetterie n’a cessé de croître au cours des dernières années : il est passé de 8 700 en 2003 à 11 400 en 2012.

Source: L’Autorité de la concurrence: Décision n° 13-D-05 du 26 février 2013 relative à des pratiques mises en oeuvre par la société Kalivia dans le secteur de l’optique-lunetterie