Fonctionnement des offres de SMS (marché de détail et marché de gros)


sms

Un « SMS » (Short Message Service) ou service de message court est un message écrit, composé de 160 caractères maximum, chacun codé sur 7 bits. Ce service est disponible sur la totalité du parc de terminaux en circulation sur le marché mobile.

Deux catégories de SMS peuvent être distinguées :

  • les SMS « interpersonnels » qui sont le vecteur d’une conversation, le plus souvent entre deux personnes physiques, plus rarement entre une personne et une machine (voire entre deux machines). Ces SMS représentent plus de 90 % des terminaisons de SMS en volume ;
  • les SMS « de contenu » qui mettent en relation un utilisateur final et une entreprise. Ces SMS de contenu sont le vecteur de transmission d’un service de notification ou d’accès à un contenu, gratuit ou payant (de type météo, publicité, réponse annuaire, horoscope, alerte bancaire…).

D’un point de vue technique, la terminaison d’appel SMS désigne la partie terminale du réseau de l’opérateur mobile de l’appelé permettant de joindre le client final. D’un point de vue économique, la terminaison d’appel SMS constitue le prix de gros que se facturent les opérateurs mobiles entre eux pour joindre le client final selon le modèle dit du calling party pays. Elle constitue, pour l’opérateur de l’appelé, un revenu qui est payé par les opérateurs mobiles tiers qui tentent de joindre une personne hébergée sur son réseau. Pour l’opérateur mobile de l’appelant, elle représente une charge qu’il paye aux opérateurs mobiles tiers lorsque son client tente de joindre une personne hébergée sur le réseau d’un autre opérateur mobile.

Pour acheminer un SMS à destination du client final, il existe plusieurs modalités d’interconnexion :

  • les offres d’interconnexion à destination des autres opérateurs mobiles et des full MVNO. Ce mode d’acheminement impliquant une interrogation directe du HLR (Home Location Register) de l’opérateur de l’appelé par l’opérateur de l’appelant, il nécessite la mise en place de moyens techniques spécifiques, ainsi qu’une sécurisation particulière. Le HLR est en effet un élément sensible sur un plan technique et commercial, dans la mesure notamment où il regroupe toutes les informations sur les abonnés autorisés à utiliser un réseau GSM.
  • les offres de « SMS Push » qui s’adressent notamment aux opérateurs fixes, aux FAI et aux agrégateurs de SMS;
    Aussi appelés « facilitateurs », les agrégateurs de SMS sont un intermédiaire entre les éditeurs de services et les opérateurs mobiles pour ce qui concerne l’envoi de SMS de contenu. Sur les marchés de gros, les SMS Push constituent des offres plus complètes que la seule prestation de terminaison d’appel SMS utilisée par les opérateurs mobiles, dans la mesure où c’est l’opérateur mobile de l’appelé qui gère lui-même l’interrogation du HLR et les problèmes de sécurisation
  • l’achat de SMS de bout en bout destiné aux light MVNO dans le cadre de leur contrat MVNO existant.

Calling party pays:
Sur les marchés de détail, le coût de l’appel est intégralement supporté par l’émetteur, tandis que la réception de l’appel est gratuite pour le destinataire final. Il n’en va pas de même sur les marchés de gros sur lesquels la terminaison d’appel – vocal fixe, vocal mobile ou SMS – est fixée par l’opérateur de l’appelé et payée par l’opérateur de l’appelant.

Extrait de l’Avis n° 13-A-17 du 14 octobre 2013 relatif à une demande d’avis de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes portant sur l’analyse des marchés de gros de la terminaison d’appel SMS sur les réseaux mobiles en métropole et outre-mer pour la période 2014-2016.(Source Autorité de la concurrence).

 

Goodwill ou écart d’acquisition

survaleurLors de la prise de contrôle d’une entreprise par une autre, un écart apparaît entre le prix d’acquisition et la valeur comptable des capitaux propres de l’entreprise acquise. Cette écart d’acquisition correspond au goodwill ou écart d’acquisition ou survaleur. Il peut arriver que l’écart d’acquisition soit négatif, dans ce cas on parlera de badwill.

Calcul du goodwill
Lors de l’acquisition d’une entreprise, la société acquéreuse procède à une réévaluation des actifs et des passifs de l’entreprise cible pour les amener à leur valeur de marché estimée. L’écart entre le prix payé et la valeur comptable des capitaux propres est donc ventilé entre une partie qui correspond aux différents actifs et passifs réévalués sur la base de leur juste valeur et une partie résiduelle (le goodwill).
En résumé, le goodwill correspond donc à la différence entre le prix payé et la juste valeur des différents actifs, nets des dettes.La valeur du goodwill doit être testée chaque année et éventuellement dépréciée en cas de perte de valeur qui viendra s’imputer sur le résultat.

Selon les normes IFRS, le goodwill ne doit jamais être amorti mais doit faire l’objet de tests de dépréciation (impairement test) au moins une fois par an.

La vente d’espace publicitaire par Google (liens commerciaux, AdWords, AdSense)

Extrait de la Décision n° 10-MC-01 du 30 juin 2010 relative à la demande de mesures conservatoires présentée par la société Navx.(Source Autorité de la concurrence).

Le « référencement naturel » ressort des résultats de recherche de mots-clés dans les moteurs de recherche. Ce référencement est gratuit pour les éditeurs de sites et en principe neutre du point de vue de l’ordre d’apparition des résultats. Les moteurs de recherche proposent aussi des liens commerciaux (encore appelés liens sponsorisés) qui pointent vers la page internet du site d’un annonceur, contre rémunération. Ces liens commerciaux apparaissent quand un internaute effectue une requête incluant des mots-clés sur lesquels l’annonceur a enchéri, en complément des résultats du référencement naturel.

Les liens commerciaux ne sont qu’un type de format publicitaire sur Internet. Par opposition à ces annonces textuelles, on appelle généralement « display » ou « publicité display » des annonces intégrant des éléments graphiques ou illustrés, par exemple des images ou des vidéos. Par ailleurs, les liens commerciaux liés aux recherches dépendent des mots-clés présents dans le texte de la requête effectuée par un internaute dans un moteur de recherche. Il existe d’autres types de ciblage. La publicité dite contextuelle s’efforce de choisir la publicité en fonction du contenu de la page sur laquelle elle est diffusée (site internet, boîte de courrier électronique,…). La publicité comportementale choisit les annonces en fonction de la navigation sur internet de l’internaute. Les publicités contextuelles comme comportementales peuvent se présenter à la fois sous forme textuelle (liens commerciaux) ou sous forme graphique (display). Enfin, « l‟e-mailing » correspond à l’envoi d’une publicité par mail, le plus souvent à une base de prospects ciblés.

Les moteurs de recherche fournissent leurs services gratuitement sur le marché grand public. L’essentiel des revenus provient de la vente d’espace publicitaire en ligne, activité évidemment liée à l’activité première de moteur de recherche car la notoriété et l’audience du moteur renforcent l’attractivité de la page de recherche pour les annonceurs. AdWords est le nom du service de vente d’espace publicitaire offert par Google. Il permet à l’annonceur d’associer un ou plusieurs mots clés à ses annonces.

Le service AdWords est basé sur un système d’enchères pour l’achat des mots-clés. En pratique, les annonceurs enchérissent sur des mots-clés afin qu’apparaisse un lien commercial, à côté ou au dessus des résultats naturels du moteur Google si les mots clés sont présents dans la requête de l’internaute. L’annonceur paie alors pour chaque « clic » effectué sur les liens commerciaux (on parle de « coût par clic »). Les activités de moteur de recherche et de fourniture d’espaces publicitaires constituent les deux versants d’un marché « biface », où la réussite de la première conditionne l’attractivité de la seconde.

Google peut également fournir une fonctionnalité de recherche sur la page d’un éditeur de site partenaire dans le cadre d’un partenariat avec Google, via le programme AdSense for Search. Ce moteur de recherche local affiche des résultats naturels, qui peuvent être limités au site ou centrés sur le site, et de la publicité liée aux recherches. Les revenus de publicité sont partagés entre Google et le site.

Le programme AdSense for Content permet quant à lui l’affichage de publicités (images ou liens commerciaux) liées au contexte de la page. En fonction des mots présents dans la page d’un site partenaire, d’un blog, ou d’une messagerie électronique telle que Gmail, Google affiche des publicités pertinentes choisies parmi celles d’annonceurs souhaitant recourir à ce format publicitaire.

Moyens de paiement « wallet » et le « sans contact »

Moyens de paiement ewalletPour faciliter et étendre les moyens de paiement par carte, les sociétés comme Visa et MasterCard ont développé des « wallets », outils permettant de simplifier le paiement, en particulier par Internet, via les PC, les tablettes ou les téléphones portables. Le « wallet » contient les données de plusieurs cartes de paiement du consommateur. Il peut contenir plusieurs cartes (toutes les cartes de paiement seront acceptées, ex : MasterCard, Visa ou Amex), éventuellement émises par des banques différentes. A chaque transaction, le consommateur pourra choisir son moyen/sa carte de paiement, aucune carte n’étant privilégiée.

Les sociétés de paiement par carte tendent également à développer le paiement sans contact en point de vente afin « d’aider le développement de la carte pour les paiements de petits montants, qui sont aujourd’hui principalement effectués par cash, et d’apporter une contribution à la lutte contre l’économie ‘grise’ ». Le « sans contact » est utilisable sans saisie de code et donc sans authentification du porteur pour un montant de transaction généralement de moins de 20€

Secteur des cartes de paiement (CB, Visa, MasterCard,..)

Extrait des Décisions n°13-D-17 et 13-D-18 du 20 septembre 2013 relative à des pratiques de Visa et MasterCard relevées dans le secteur des cartes de paiement – L’Autorité de la concurrence

La carte de paiement, apparue à la fin des années 1960 en France, est un moyen de paiement très utilisé en France. En 2011, 8,2 milliards de transactions ont été effectuées par carte, ce qui représente près de 46 % des paiements scripturaux réalisés en France. En valeur, les transactions par carte représentaient quasiment 400 milliards d’euros en 2011. L’usage de la carte continue à se développer aujourd’hui, bien que les taux de croissance soient inférieurs à ceux des années 1980 ou même 1990. Ce développement se fait principalement au détriment du chèque, dont la part en volume est passée de 50 % en 1996 à 37 % en 2000, et à peine 17 % en 2011.

Le système « CB »

Historiquement en France, la plus grande partie des cartes de paiement portent le logo du GIE CB. Le système CB a longtemps été considéré comme le système « national » par son caractère interbancaire, ouvert à toutes les banques en France. Selon le GIE CB, environ 60 millions de cartes portent un logo « CB ». La très grande majorité de ces cartes sont cobadgées avec un autre système de paiement (Visa ou MasterCard). En termes d’utilisation des cartes par système, plus de 80% des transactions par carte sont réalisées dans le système CB.

Si la plupart des cartes émises en France par les banques portent le double logo CB-Visa ou CB-MasterCard, certaines cartes de systèmes quadripartites émises en France ne portent que le logo MasterCard ou que le logo Visa. On parle alors de cartes MasterCard ou Visa « only ». Elles ne représentent encore toutefois qu’une proportion modeste des cartes en circulation. Ainsi, [2-5] millions de cartes MasterCard only sont en circulation en France. Moins d’un million de cartes Visa only sont en circulation en France, majoritairement des cartes prépayées selon Visa

Visa et MasterCard se sont développés en France grâce aux accords dits de « cobadging » datant des années 1980. L’accord de « cobadging » comporte deux règles principales. D’une part, toutes les cartes émises par les membres des systèmes Visa et MasterCard sont acceptées dans les points d’acceptation « CB ». D’autre part, le GIE « CB » autorise ses membres à émettre des cartes « CB » portant les logos Visa ou MasterCard, qui pourront être utilisées pour régler des transactions hors du système « CB », en particulier à l’étranger »

En France, 38 millions de cartes portent la marque Visa et 24 millions de cartes portent la marque MasterCard. Avec leur parc de cartes cobadgées, Visa et MasterCard représentent les acteurs essentiels des paiements en France.

Analyse de la politique d’investissement – CAPEX

L'investissement qui crée de la valeur

L’investissement qui crée de la valeur

Le CAPEX correspond aux dépenses d’investissement (investissements corporels et incorporels hors licences et hors investissements financés par crédit-bail). Sont considérés comme CAPEX, les investissements dans les équipements, les machines et le matériel (immobilisations) qui seront utilisés dans le cadre de l’activité de l’entreprise. Les dépenses d’investissement sont comptabilisées au bilan et amorties sur la durée de vie attendue des immobilisations.
L’entreprise doit investir pour maintenir son outil industriel et pour accroitre les capacités de production (augmenter les flux de trésorerie provenant de l’exploitation).

Analyse de l’outil industriel et de la politique d’investissement

Le ratio suivant permet de juger l’état de l’outil industriel et commercial d’une entreprise :

Immobilisations corporelles nettes / Immobilisations brutes

Plus ce ratio est faible, plus l’outil industriel est vieillissant.
L’entreprise doit donc investir pour maintenir son outil industriel à niveau. Il faut donc comparer le montant des investissements par rapport à la dotation aux amortissements pour déterminer si l’entreprise :

  • est dans une phase d’expansion (investissements > dotation aux amortissements)
  • maintient à niveau son outil industriel (investissements = dotation aux amortissements)
  • est en sous-investissement (investissements < dotation aux amortissements)

De plus les investissements n’ont d’intérêts que s’ils se traduisent par une augmentation des flux de trésorerie provenant de l’exploitation.

EBIT: (ou Rex en fançais) : définition et calcul

EBIT : pour Earnings Before Interest and Taxes. Il correspond au chiffre d’affaires net duquel sont déduites les charges d’exploitation (telles que salaires, charges sociales, matières, énergie, études, prestations, services extérieurs, publicité, etc.).

Earnings before interest and taxes

L’EBIT ou résultat d’exploitation (REX) traduit la marge réalisée par l’entreprise sur son activité industrielle et commerciale c’est à dire sur son activité économique. On est ici avant la prise en compte des resultats du cycle de financement par endettement et des opérations non récurrentes.

L’activité économique de l’entreprise est caractérisée par deux cycles:

  • le cycle d’exploitation
  • le cycle d’investissement

Le résultat d’exploitation découle donc de ces deux cycles.

  • Produits d’exploitation (CA+production stockée) – Charges d’exploitation (consommation de matières, autres charges d’exploitation) – pour le cycle d’exploitation
  • – Dotation aux amortissements et dépréciation des actifs immobilisés – pour le cycle d’investissement

Calcul de l’EBIT ou REX

A partir du compte de résultat, il peut être calculé par la méthode directe ou indirecte en partant du haut ou du bas du compte de résultat.

Voici une présentation du compte de résultat:

+ Ventes (production vendue)
+ production stockée
– achats de marchandises et matières premières
– frais de personnel
– charges externes
– Impôts et taxes
– provisions pour dépréciation des stocks et comptes clients
= EBE (Excédent brut d’exploitation)
– Dotations aux amortissements
= EBIT (Rex)
– charges financières nettes des produits financiers
= Résultat courant
+/- profits et charges exceptionnels
– Impôts sur les sociétés
= Résultat Net

Méthode directe

EBIT = Produits d’exploitation (CA+production stockée)
– Charges d’exploitation (consommation de matières, autres charges d’exploitation)
– Dotation aux amortissements et dépréciation des actifs immobilisés.

Méthode indirecte

EBIT = Résultat net
+ impôts sur les sociétés
+/- profits et charges exceptionnels
+ charges financières nettes

Valeur d’entreprise et structure financière (dettes/capitaux propres) – Théorème de Modigliani et Miller

Selon l’approche traditionnelle, grâce à l’utilisation de l’endettement et de son effet levier, il serait possible de maximiser la valeur de l’entreprise. Il existerait donc une structure financière optimale qui serait un équilibre entre:

  • une augmentation modérée de l’endettement permettant de réduire le coût du capital (la dette étant moins chère que le coût des capitaux propres)
  • tout accroissement de la dette augmentant le risque sur l’entreprise et donc le coût des capitaux propres (et aussi le coût de la dette)

En 1958, Franco Modigliani et Merton Miller ont démontré à partir du principe d’arbitrage qu’en l’absence d’impôts, la valeur d’une entreprise ne dépend pas de sa structure financière. En effet, les investisseurs qui font des arbitrages peuvent s’endetter eux-mêmes comme l’entreprise et donc ne paieront pas plus pour l’entreprise qui s’endette. Le cout du capital est donc constante quel que soit la structure financière de l’entreprise.

Dans un second article en 1963, Modigliani et Miller démontrent qu’en présence d’impôts sur les sociétés, la valeur de l’entreprise augmente avec l’endettement grâce aux économies d’impôt qu’il génère.

Il existe cependant une limite à l’endettement : les couts de faillite. La probabilité de défaillance augmente avec l’endettement. Par ailleurs, la cessation de paiement entraine des couts (indemnités de licenciement, honoraires des avocats,…). Sans aller jusqu’à la faillite, l’endettement génère des couts de dysfonctionnement (difficulté à trouver de nouvelles ressources pour financer des investissements pourtant rentables, réduction des efforts de R&D, …).
En conclusion, la structure financière optimale est atteinte quand la valeur actuelle des économies d’impôts est compensée par une augmentation de la valeur actuelle des couts de dysfonctionnement et de faillite.

EBITDA (ou EBE en fançais) : définition et calcul

EBITDA : pour Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization. Il correspond à l’excédent brut d’exploitation (EBE). Les entreprises communiquent souvent sur leur EBITA dans la mesure où il est indépendant de la politique d’amortissement, de la politique de financement et de la fiscalité.

ebitda / EBE: Excédent Brut d’Exploitation

L’excédent brut d’exploitation est le résultat du cycle d’exploitation de l’entreprise:

EBITDA= Produits d’exploitation (CA+production stockée)
– Charges d’exploitation (consommation de matières, autres charges d’exploitation)

On parle d’EBITDA lorsque les amortissements et réévaluations ne sont pas pris en compte. Le «D» désigne l’amortissement des immobilisations corporelles (telles que bâtiments, machines ou véhicules) alors que le «A» désigne l’amortissement des immobilisations incorporelles (brevets, licences, goodwill).

L’EBITDA est égale au résultat d’exploitation avant dotation aux amortissements, avant réévaluation liée aux prises de contrôle, avant reprise des réserves de conversion des entités liquidées, avant perte de valeur des écarts d’acquisition et des immobilisations, et avant résultat des entités mises en équivalence.

Calcul de l’EBITDA ou EBE

A partir du compte de résultat, il peut être calculé par la méthode directe ou indirecte en partant du haut ou du bas du compte de résultat.

Voici une présentation du compte de résultat:

+ Ventes (production vendue)
+ production stockée
– achats de marchandises et matières premières
– frais de personnel
– charges externes
– Impôts et taxes
– provisions pour dépréciation des stocks et comptes clients
= EBITDA ou EBE (Excédent brut d’exploitation)
– Dotations aux amortissements
= EBIT (Rex)
– charges financières nettes des produits financiers
= Résultat courant
+/- profits et charges exceptionnels
– Impôts sur les sociétés
= Résultat Net

Méthode directe

EBITDA = Produits d’exploitation (CA+production stockée)
– Charges d’exploitation (consommation de matières, autres charges d’exploitation)

Méthode indirecte

EBITDA = Résultat net
+ impôts sur les sociétés
+/- profits et charges exceptionnels
+ charges financières nettes
+ Dotation aux amortissements et dépréciation des actifs immobilisés.

Utilisation

L’EBITDA s’utilise dans la méthode d’evaluation par les multiples pour mesurer la valeur de l’actif économique (valeur d’entreprise). L’avantage de ce Multiple, c’est qu’il ne prend pas en compte la structure financière de l’entreprise et donc les biais comptables associés.

Caractéristiques des ETI – entreprises de taille intermédiaire: compétitivité, exportation

MittelstandSur la base de trois critères de taille des entreprises, les effectifs, le chiffres d’affaires et le total de bilan, on distingue trois catégories d’entreprises:

    • la catégorie des petites et moyennes entreprises (PME), constituée des entreprises qui occupent moins de 250 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 50 millions d’euros ou le total du bilan annuel n’excède pas 43 millions d’euros ; la catégorie des PME comprend les microentreprises, qui occupent moins de 10 personnes, et ont un chiffre d’affaires ou un total de bilan inférieur à 2 millions d’euros ;
    • la catégorie des entreprises de taille intermédiaire (ETI), constituée des entreprises qui n’appartiennent pas à la catégorie des petites et moyennes entreprises, qui occupent moins de 5 000 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 1,5 milliard d’euros ou le total du bilan annuel n’excède pas 2 milliards d’euros ;
    • la catégorie des grandes entreprises (GE), constituée des entreprises qui ne sont pas classées dans les catégories précédentes.

 

Caractéristiques des ETI

En France, en décembre 2007, sur 2,9 millions d’entreprises, 2,7 sont des microentreprises : il s’agit essentiellement de très petites unités du commerce, des services ou de l’artisanat. Avec une trentaine de salariés en moyenne, les 164 000 PME (non microentreprises) sont présentes dans l’ensemble des secteurs. On compte 4 600 entreprises de taille intermédiaire employant 650 salariés en moyenne, et 240 grandes entreprises.

Exportations, organisation en groupe, déploiement international et recherche- développement sont pratiquement limités aux grandes entreprises et à celles de taille intermédiaire. 42 % des salariés des entreprises de taille intermédiaire travaillent dans l’industrie, contre 27 % en moyenne.

Les ETI sont plutôt petites en termes d’emplois et homogènes en termes d’activité. Elles sont à prédominance industrielle: la plupart des ETI (autres que les 1 400 ETI étrangères) ont leur tête de groupe positionnée en Île-de-France. Leurs effectifs sont répartis sur le territoire, avec une certaine concentration autour de grandes agglomérations, en région parisienne, à Lyon, Toulouse, Nantes et Rennes.

Ces entreprises se distinguent nettement des autres par leur orientation industrielle qui va de pair avec une organisation en groupe, la place des groupes étrangers et l’insertion internationale. La structure de groupe domine nettement, seulement un dixième des ETI étant constituées d’une seule unité juridique.

En termes d’emploi, les premières activités des ETI françaises sont le commerce de véhicules automobiles, le transport routier, les hypermarchés et le nettoyage. Celles des ETI sous contrôle étranger sont la fabrication d’équipements automobiles, de médicaments, le commerce de détail d’habillement et la fabrication de matériels électriques.

Davantage industrielles, les entreprises contrôlées par des groupes étrangers sont aussi plus grandes : elles emploient 780 salariés en moyenne, contre 600 pour les ETI françaises. Celles sous contrôle étranger réalisent 19 % du total des exportations, celles sous contrôle français 12 %.