Secteur de la téléphonie mobile: la dynamique concurrentielle redynamisée (Orange, SFR, Bouygues Télécom et Free Mobile)

Le marché de la téléphonie mobile a été marqué, à partir de 2012, par l’arrivée d’un quatrième opérateur mobile qui a ouvert une période de forte concurrence par les prix. Les offres de Free Mobile, commercialisées à l’origine uniquement sur internet, sans engagement et sans terminal subventionné, ont provoqué une rupture tarifaire et ont amené les autres opérateurs à développer leurs propres offres à bas prix puis à aligner progressivement les tarifs de ces nouvelles offres sur ceux du dernier entrant sur le marché. Ces évolutions ont conduit à une simplification des gammes chez la plupart des opérateurs, à une baisse des prix et à une augmentation de la fluidité du marché.

On constate, dans le même temps, un fort développement des flux d’échange de données, notamment pour la navigation sur internet, le téléchargement d’applications ou la consommation de vidéos sur mobiles, ces nouveaux usages étant favorisés par la commercialisation de plus en plus large des terminaux de type smartphones. Le volume des données consommées a ainsi été multiplié par trois entre 2010 et 2012 et la demande de débit des usagers ne cesse d’augmenter. Pour faire face à ces évolutions, les premières offres exploitant les débits plus importants offerts par les réseaux mobiles 4G ont été lancées par SFR et Orange France fin 2012.

C’est dans ce cadre concurrentiel redynamisé par l’arrivée de Free Mobile et par le déploiement de la 4G, au moment où les opérateurs doivent aussi investir massivement dans le développement du très haut débit fixe, que l’accord de mutualisation entre SFR et Bouygues Télécom a vu le jour. Cet accord s’inscrit aussi dans un mouvement de reconfiguration importante du marché qui s’est accéléré avec l’annonce, le 5 avril 2014, par le groupe Vivendi de sa décision de céder SFR au groupe Numéricâble, d’autres hypothèses de nouvelles consolidations du marché étant évoquées dans la presse.

Aujourd’hui, les déploiements des opérateurs sont très différents. L’ARCEP a publié le 10 juillet 2014 une analyse des cartes de couverture 2G/3G/4G des opérateurs de réseau mobile qui montre pour la 4G une nette avance de déploiement pour Bouygues Télécom et Orange par rapport à SFR et Free Mobile, aussi bien en couverture de la population, avec un rapport du simple au double, qu’en couverture du territoire avec un rapport de un à dix :

ARCEP Couverture 4G - 10 juillet 2014

Extrait de la décision Décision n° 14-D-10 du 25 septembre 2014 relative à des pratiques mises en oeuvre dans le secteur des réseaux et des services de communications mobiles – L’Autorité de la concurrence.

Le secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne

FDJ.fr_logoExtrait de la décision n° 14-D-04 du 25 février 2014 relative à des pratiques mises en oeuvre dans le secteur des paris hippiques en ligne – L’Autorité de la concurrence.

Le secteur des jeux d’argent et de hasard a longtemps été structuré autour de monopoles, confiés par la loi à La Française des Jeux (FDJ) pour les jeux de grattage et de tirage (et les paris sportifs), au PMU pour les paris hippiques et aux casinos pour les jeux de cercle. Considérant que de tels monopoles étaient contraires au principe de libre prestation des services, fixé par l’article 56 du TFUE, la Commission européenne a, par un avis motivé du 27 juin 2007, officiellement demandé à la France d’ouvrir ce secteur à la concurrence.

La loi du 12 mai 2010 a donc organisé une ouverture à la concurrence dont les conditions et les enjeux ont été longuement analysés par l’Autorité dans son avis n° 11-A-02 du 20 janvier 2011. Dès lors, seuls les points essentiels de cette loi seront rappelés ici :

– une ouverture limitée : seuls les paris hippiques, les paris sportifs et les jeux de cercle en ligne ont été ouverts à la concurrence. Les monopoles de la FDJ et du PMU ont été maintenus sur les paris sportifs et hippiques « en dur » ainsi que sur les jeux de grattage et de tirage en ligne et « en dur » (de même, les jeux de casino ne sont pas autorisés en ligne). Seuls certains types de paris hippiques et de paris sportifs sont autorisés. Enfin, pour les paris sportifs, un « droit au pari » est dû par les opérateurs aux organisateurs de manifestations sportives ;

– une ouverture strictement encadrée : les opérateurs en ligne doivent être préalablement agréés par l’Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL) créée par la loi précitée. Cet agrément est subordonné au respect de nombreuses obligations en matière de protection du joueur, de sécurité des opérations de jeu et de lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent ;

– une fiscalité élevée : les prélèvements fiscaux et sociaux sur les paris hippiques et sportifs en ligne sont assis sur les mises et non sur le produit brut des jeux (PBJ). En outre, les taux de ceux-ci sont plus élevés que ceux pratiqués dans les autres États membres, en particulier pour les paris hippiques qui supportent une redevance spécifique de 5,6 % destinée à financer la filière équine française ;

– des dispositions contraignantes : la loi a imposé aux opérateurs de paris en ligne de justifier, lors de leur demande d’agrément, que les ouvertures de comptes joueurs ont été postérieures à l’agrément, les obligeant ainsi à « remettre à zéro » l’ensemble des comptes préalablement ouverts auprès des joueurs français. Or, le PMU comme la FDJ ont été dispensés d’une telle « remise à zéro ». Enfin, la loi a plafonné le taux de retour aux joueurs (TRJ). Fixé par décret à 85 % des mises, il limite la concurrence par les prix et, par voie de conséquence, l’attractivité des offres des nouveaux opérateurs qu’il empêche de mener une politique commerciale agressive, l’objectif de la loi étant notamment de limiter les risques d’addiction.

Malgré son intitulé, la loi du 12 mai 2010 ne visait donc pas tant à ouvrir à la concurrence le marché français des jeux d’argent et de hasard en ligne qu’à légaliser pour mieux la contrôler une offre illégale à destination des joueurs français dont la prolifération constituait une menace pour l’ordre public, la santé publique et les ressources fiscales de l’État. Comme l’Autorité le relevait dans son avis précité, « en comparaison de l’ouverture à la concurrence d’autres secteurs économiques, tels que les secteurs des communications électroniques, du gaz ou du transport ferroviaire, le dispositif adopté pour les jeux d’argent et de hasard en ligne ne procède pas d’une libéralisation, mais avant tout d’une volonté de régulation visant à encadrer une activité déjà existante, exercée dans l’illégalité ».

Défaillances sectorielles en 2014 les PME/ETI en première ligne

defaillance-entrepriseL’actualité récente est marquée par des défaillances de grosses PME et ETI:

  • Virgin Megastores (2013)
  • Surcouf (2012)
  • Petroplus  (2012)
  • Le volailler Doux (2012)

Selon les secteurs, on a une diversité des situations de défaillance. Par exemple, les 2 secteurs suivants en difficulté présentent des situations différentes :

– Les librairies : le risque de défaut augmente dangereusement pour des raisons structurelles (monté en puissance de la technologie et des contenus numériques et aussi de l’e-commerce notamment d’Amazon)

– les équipementiers automobiles : défaillances importantes dues à la conjoncture. En effet ce secteur est sensible au cycle économique et aux effets d’enchainement aux filières.

D’après Xerfi (2013) les secteurs les moins risqués sont:

  • Activités comptables
  • Administration d’immeubles et autres biens immobiliers
  • Laboratoires d’analyses médicales
  • Fabrication de boissons
  • Hébergement et distribution de vapeur et d’air conditionné
  • Production, transport et distribution d’électricité
  • Acticités juridiques
  • Commerces de détail d’optique
  • Commerce de détail de produits pharmaceutiques

Il s’agit de secteurs qui profitent de rente de situation.

Les défaillances resteront à un niveau élevé en 2014. La première explication tient de la faiblesse des taux de marge des entreprises françaises: c’est l’un des plus bas d’Europe en moyen:

  • Espagne: 17%
  • Allemagne 16.8%
  • Pologne: 15.8%
  • Royaume-Uni: 15%
  • Suède: 14.6%
  • Italie: 13.3%
  • Portugal: 13.2%
  • Belgique: 13%
  • France: 11.5%

Source Insee EBE (moyenne 2007-2011)

La faute à la culture française des grands groupes qui captent les marges en imposant des baisses de prix à leurs fournisseurs. Ce faible taux de marge est aussi lié aux positionnements des produits français qui sont trop tournés vers le moyen de gamme.

Les PME françaises sont très sensibles à la concurrence par les couts et aux fluctuations de l’euro. Ils ne disposent pas de pouvoir de marché pour imposer un prix et sacrifient leurs marges.  Moins de marge dit moins d’emploi, moins d’investissement, moins d’innovation, moins de croissance future.

 

La deuxième explication tient du rallongement des délais de paiement qui a détérioré la trésorerie des entreprises avec des effets en cascade sur les fournisseurs. Et les difficultés d’accès au crédit à court terme n’ont rien arrangé à la situation.

 

Et enfin la troisième explication tient du manque de fonds propres. L’appétence des patrons des PME françaises pour la constitution d’un patrimoine immobilier constitue un parfait illustration de cette dérive qui handicape souvent l’entreprise. Deux fois plus de PME françaises que de PME américaines possèdent leurs locaux. Cette appétence nationale pour l’immobilier est en contradiction avec le renforcement de l’investissement productif.

Les entreprises à capitaux familiaux résistent d’avantage à la crise, grâce à une plus grande réactivité et agilité et surtout une vision de long terme c’est à dire une politique d’investissement qui s’inscrit dans la durée et non pour une rentabilité à court terme.

C’est dans la reconstitution d’un capitalisme entrepreneurial familial que se situe une des sources du renouveau français.

Presse robotisée: l’ère des robots-journalistes et de l’intelligence artificielle

journaliste-robotKris Hammond veut changer toute la presse. Cet homme est le fondateur de Narrative Science, une start-up américaine spécialisée dans la rédaction automatique de contenu à partir de données. Kris Hammond a une vision, selon lui dans 15 ans, 90% des contenus publiés par les organes de presse en ligne seront générés automatiquement et d’ici 5 ans, le prix Pulitzer sera décerné à un ordinateur.

La technologie de la rédaction automatique est déjà au point depuis plusieurs années: les robots sont aujourd’hui capables d’écrire des comptes rendus de match de baseball. Pour cela, ils analysent des données comme l’évolution des scores et des statistiques des joueurs puis ils y associent des mots et les structurent de manière quasi instantanée, bien plus vite en tout cas que n’importe quel journaliste pourrait le faire. Les professions intellectuelles ne sont pas à l’abri de la robotisation de leur métier.

Une robotisation qui est déjà une réalité.

Le 1er février 2013, à 5h28 du matin, un tremblement de terre de faible magnitude secoue Los Angeles. 8 minutes plus tard, le site de Los Angeles Time publiait l’information avec une carte précisant l’épicentre du séisme. Pourtant l’auteur de l’article était en train de dormir. En fait pour décrocher le scoop, il avait écrit un code permettant la rédaction et la publication de l’information à partir des données enregistrées en temps réel par le très officiel USGS (Institut d’études géologiques des États-Unis).

De même, l’actualité économique, en particulier boursière et financière qui s’appuie sur des flux de données est directement concernée. On trouve ainsi sur le site du prestigieux Forbes des articles signées « Narrative Science » (la startup de Kris Hammond).

Le robot journaliste pourrait même être capable dans un futur proche de faire du reportage terrain. L’université de Tokyo a ainsi mis au point une machine capable d’explorer un environnement, d’y évoluer de manière autonome, de reconnaitre les humains pour leur poser des questions, de prendre des photos et de restituer le tout sous forme de reportage publié automatiquement sur le web. Cet outil peut s’avérer être particulièrement précieux en zone de guerre par exemple.

Si on industrialise la production d’information, on industrialise aussi son corolaire : la production de désinformation. Il suffit d’une erreur dans une série de données pour que tous les articles liés soient faux. Sans le filtre de la vérification, la tentation d’intoxication n’a jamais été aussi grande.

A l’heure où les robots envahissent les salles de rédaction, paradoxalement, jamais les capacités humaines d’analyse et de synthèse ne prennent autant d’importance.

Sources: Thibault LIEURADE (XERFI)

Les acteurs du marché du mariage et l’impact du web

mariageLes français sont attachés à la tradition du mariage mais de nouvelles tendances apparaissent:

  • Les couples cherchent à personnaliser fortement leur mariage et recherchent une cérémonie originale et à leur image.
  • les futurs mariés éprouvent le besoin de faire eux-mêmes (les faire-par, les petits cadeaux, les décorations)
  • utilisation du web pour s’informer, comparer les offres, acheter, échanger avec leurs invités et rechercher à fédérer autour de l’évènement.

Ces nouveaux comportements ont entraîné une véritable mutation de l’offre proposée par les spécialistes du marché:

  • Distributeurs de robes
  • Traiteurs
  • Photographes
  • Coiffeurs
  • Opérateurs de liste de mariage

Le paysage concurrentiel a été bouleversé par l’éruption de pure players dans les années 2000. A l’instar du pionnier « 1001 Listes », ils sont partis d’un constat: les mariés étaient limités dans le choix des cadeaux et le web permettait d’élargir ce choix en mettant en commun les offres des différentes enseignes.

Ces opérateurs ont mis en place un service de compte de gestion de leur liste pour les futurs mariés. Le principe consiste à ce que les futurs mariés formulent leurs vœux et les invités achètent directement en ligne les cadeaux chez les magasins partenaires.

Les pure players de la liste de mariage sont :

  • 1001 Listes
  • MilleMercisMariage
  • Ameliste
  • Zankyou

Leurs modèles sont basés sur la liste universelle, un système de collecte d’argent en ligne que le couple peut ensuite dépenser sans la contrainte d’acheter dans les enseignes partenaires.

Les acteurs qui ne se sont pas adaptés aux modes de consommation 100% web des jeunes couples et à leur exigence de personnalisation sont en perte de vitesse:

  • Magasin de meubles
  • Décoration et arts de la table
  • Grandes surfaces alimentaires

Ces acteurs se sont par définition positionnés sur des marchés de masse avec une offre standardisée.

Les grandes enseignes de liste de mariage comme la Galeries Lafayette et le Printemps s’arrogent encore la moitié du marché. Pour se maintenir, ils ont copié les pure players et leur stratégie sur le web. En 2011 les Galeries Lafayette ont même racheté le spécialiste 1001 Listes et donc son savoir-faire.

Iconomie : « économie de l’innovation et du numérique portée par une grande vague entrepreneuriale »

iconomieNous entrons dans une révolution hyper industrielle qui est déjà en marche. Dans une phase de transition, nous sommes en train de passer de l’économie à l’Iconomie (I pour intelligence partagée en réseau, I pour internet, I pour innovation permanente).

Une révolution possible grâce à la combinaison croisée de l’informatique, de l’internet et des nanotechnologies. Cette évolution crée un potentiel de nouveaux produits : produits intelligents et connectés, de nouveaux assemblages entre produits et service, impression de la matière, …

Les facteurs clés de succès dans cette révolution se situent dans l’intelligence partagée, dans l’ouverture des structures, et dans l’interaction permanente de l’entreprise avec son environnement. Dans l’Iconomie les économies d’échelle ne sont plus les seuls avantages concurrentiels décisifs, les PME sont capables d’entrer en compétition avec les grands groupes.

La France doit pouvoir aborder le défi de cette vague technologique. La prise de conscience est déjà réelle aux US, la mobilisation est en marche, c’est une affaire d’état. Voici un extrait de l’appel vidéo de Barack Obama aux jeunes américains les appelants à apprendre à programmer. « (…) Nous avons besoin que de jeunes Américains comme vous, maitrisent les outils et la technologie qui vont changer à peu près tout ce que nous faisons ».

L’innovation peut détruire très rapidement des secteurs entiers. Le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg en voulant ralentir l’innovation pour protéger les vieux business, essaie de ménager un temps d’adaptation aux acteurs en place.

Les tensions liées à la destruction créatrice n’impactent plus seulement l’industrie mais débordent sur le secteur des services. L’Iconomie, c’est des bouleversements liés aux technologies de l’information qui concerne toutes les activités, les amenant à réinventer leur produit et leur business model.

Le discours traditionnel qui met l’accent sur le R&D, l’éducation, le rapprochement de la recherche et des entreprises doit évoluer vers un discourt axé sur l’entrepreneuriat.

Le secteur de l’optique-lunetterie

lunetteLe secteur de l’optique-lunetterie a connu une progression importante, avec une hausse de la consommation d’optique de l’ordre de 59,6 % entre 2000 et 2010. En 2011, ce secteur représentait un chiffre d’affaires estimé à 5,703 milliards d’euros.
Les dépenses d’optique-lunetterie figurent ainsi parmi les principaux postes de consommation relatifs à l’équipement de la personne. Selon les données de l’INSEE, les prix réels à la consommation dans ce secteur ont également connu une augmentation constante depuis 2000.
L’industrie de l’optique-lunetterie regroupe plusieurs grandes catégories de produits (telles que les montures de lunettes, les verres ophtalmiques, les lentilles correctrices et les solaires).

La fourniture de verres ophtalmiques
Selon les estimations du SynOpE pour 2011, les trois principaux acteurs se partageaient environ 90 % du marché en valeur : le groupe français Essilor, leader mondial (avec une part estimée à environ 70 %), suivi du groupe allemand Carl Zeiss (environ 11 %), puis du groupe japonais Hoya (environ 9 %).

Le commerce de gros de produits d’optique-lunetterie
Pour leur approvisionnement, les opticiens peuvent s’appuyer sur des centrales d’achat qui leur permettent de bénéficier de la force d’un groupement pour les négociations auprès des fournisseurs, tout en demeurant rattachés, le cas échéant, à leur propre enseigne. Ils peuvent choisir, auprès de la centrale, les produits des fournisseurs référencés par celle-ci, ainsi que, dans certains cas, des produits propres à la centrale.

La distribution de détail de produits d’optique-lunetterie
La distribution des produits d’optique-lunetterie est assurée par des opticiens-lunetiers, une profession réglementée, notamment, par le code de la santé publique.
En France, le nombre de points de vente dans le secteur de l’optique-lunetterie n’a cessé de croître au cours des dernières années : il est passé de 8 700 en 2003 à 11 400 en 2012.

Source: L’Autorité de la concurrence: Décision n° 13-D-05 du 26 février 2013 relative à des pratiques mises en oeuvre par la société Kalivia dans le secteur de l’optique-lunetterie

Fonctionnement des offres de SMS (marché de détail et marché de gros)


sms

Un « SMS » (Short Message Service) ou service de message court est un message écrit, composé de 160 caractères maximum, chacun codé sur 7 bits. Ce service est disponible sur la totalité du parc de terminaux en circulation sur le marché mobile.

Deux catégories de SMS peuvent être distinguées :

  • les SMS « interpersonnels » qui sont le vecteur d’une conversation, le plus souvent entre deux personnes physiques, plus rarement entre une personne et une machine (voire entre deux machines). Ces SMS représentent plus de 90 % des terminaisons de SMS en volume ;
  • les SMS « de contenu » qui mettent en relation un utilisateur final et une entreprise. Ces SMS de contenu sont le vecteur de transmission d’un service de notification ou d’accès à un contenu, gratuit ou payant (de type météo, publicité, réponse annuaire, horoscope, alerte bancaire…).

D’un point de vue technique, la terminaison d’appel SMS désigne la partie terminale du réseau de l’opérateur mobile de l’appelé permettant de joindre le client final. D’un point de vue économique, la terminaison d’appel SMS constitue le prix de gros que se facturent les opérateurs mobiles entre eux pour joindre le client final selon le modèle dit du calling party pays. Elle constitue, pour l’opérateur de l’appelé, un revenu qui est payé par les opérateurs mobiles tiers qui tentent de joindre une personne hébergée sur son réseau. Pour l’opérateur mobile de l’appelant, elle représente une charge qu’il paye aux opérateurs mobiles tiers lorsque son client tente de joindre une personne hébergée sur le réseau d’un autre opérateur mobile.

Pour acheminer un SMS à destination du client final, il existe plusieurs modalités d’interconnexion :

  • les offres d’interconnexion à destination des autres opérateurs mobiles et des full MVNO. Ce mode d’acheminement impliquant une interrogation directe du HLR (Home Location Register) de l’opérateur de l’appelé par l’opérateur de l’appelant, il nécessite la mise en place de moyens techniques spécifiques, ainsi qu’une sécurisation particulière. Le HLR est en effet un élément sensible sur un plan technique et commercial, dans la mesure notamment où il regroupe toutes les informations sur les abonnés autorisés à utiliser un réseau GSM.
  • les offres de « SMS Push » qui s’adressent notamment aux opérateurs fixes, aux FAI et aux agrégateurs de SMS;
    Aussi appelés « facilitateurs », les agrégateurs de SMS sont un intermédiaire entre les éditeurs de services et les opérateurs mobiles pour ce qui concerne l’envoi de SMS de contenu. Sur les marchés de gros, les SMS Push constituent des offres plus complètes que la seule prestation de terminaison d’appel SMS utilisée par les opérateurs mobiles, dans la mesure où c’est l’opérateur mobile de l’appelé qui gère lui-même l’interrogation du HLR et les problèmes de sécurisation
  • l’achat de SMS de bout en bout destiné aux light MVNO dans le cadre de leur contrat MVNO existant.

Calling party pays:
Sur les marchés de détail, le coût de l’appel est intégralement supporté par l’émetteur, tandis que la réception de l’appel est gratuite pour le destinataire final. Il n’en va pas de même sur les marchés de gros sur lesquels la terminaison d’appel – vocal fixe, vocal mobile ou SMS – est fixée par l’opérateur de l’appelé et payée par l’opérateur de l’appelant.

Extrait de l’Avis n° 13-A-17 du 14 octobre 2013 relatif à une demande d’avis de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes portant sur l’analyse des marchés de gros de la terminaison d’appel SMS sur les réseaux mobiles en métropole et outre-mer pour la période 2014-2016.(Source Autorité de la concurrence).

 

Goodwill ou écart d’acquisition

survaleurLors de la prise de contrôle d’une entreprise par une autre, un écart apparaît entre le prix d’acquisition et la valeur comptable des capitaux propres de l’entreprise acquise. Cette écart d’acquisition correspond au goodwill ou écart d’acquisition ou survaleur. Il peut arriver que l’écart d’acquisition soit négatif, dans ce cas on parlera de badwill.

Calcul du goodwill
Lors de l’acquisition d’une entreprise, la société acquéreuse procède à une réévaluation des actifs et des passifs de l’entreprise cible pour les amener à leur valeur de marché estimée. L’écart entre le prix payé et la valeur comptable des capitaux propres est donc ventilé entre une partie qui correspond aux différents actifs et passifs réévalués sur la base de leur juste valeur et une partie résiduelle (le goodwill).
En résumé, le goodwill correspond donc à la différence entre le prix payé et la juste valeur des différents actifs, nets des dettes.La valeur du goodwill doit être testée chaque année et éventuellement dépréciée en cas de perte de valeur qui viendra s’imputer sur le résultat.

Selon les normes IFRS, le goodwill ne doit jamais être amorti mais doit faire l’objet de tests de dépréciation (impairement test) au moins une fois par an.

La vente d’espace publicitaire par Google (liens commerciaux, AdWords, AdSense)

Extrait de la Décision n° 10-MC-01 du 30 juin 2010 relative à la demande de mesures conservatoires présentée par la société Navx.(Source Autorité de la concurrence).

Le « référencement naturel » ressort des résultats de recherche de mots-clés dans les moteurs de recherche. Ce référencement est gratuit pour les éditeurs de sites et en principe neutre du point de vue de l’ordre d’apparition des résultats. Les moteurs de recherche proposent aussi des liens commerciaux (encore appelés liens sponsorisés) qui pointent vers la page internet du site d’un annonceur, contre rémunération. Ces liens commerciaux apparaissent quand un internaute effectue une requête incluant des mots-clés sur lesquels l’annonceur a enchéri, en complément des résultats du référencement naturel.

Les liens commerciaux ne sont qu’un type de format publicitaire sur Internet. Par opposition à ces annonces textuelles, on appelle généralement « display » ou « publicité display » des annonces intégrant des éléments graphiques ou illustrés, par exemple des images ou des vidéos. Par ailleurs, les liens commerciaux liés aux recherches dépendent des mots-clés présents dans le texte de la requête effectuée par un internaute dans un moteur de recherche. Il existe d’autres types de ciblage. La publicité dite contextuelle s’efforce de choisir la publicité en fonction du contenu de la page sur laquelle elle est diffusée (site internet, boîte de courrier électronique,…). La publicité comportementale choisit les annonces en fonction de la navigation sur internet de l’internaute. Les publicités contextuelles comme comportementales peuvent se présenter à la fois sous forme textuelle (liens commerciaux) ou sous forme graphique (display). Enfin, « l‟e-mailing » correspond à l’envoi d’une publicité par mail, le plus souvent à une base de prospects ciblés.

Les moteurs de recherche fournissent leurs services gratuitement sur le marché grand public. L’essentiel des revenus provient de la vente d’espace publicitaire en ligne, activité évidemment liée à l’activité première de moteur de recherche car la notoriété et l’audience du moteur renforcent l’attractivité de la page de recherche pour les annonceurs. AdWords est le nom du service de vente d’espace publicitaire offert par Google. Il permet à l’annonceur d’associer un ou plusieurs mots clés à ses annonces.

Le service AdWords est basé sur un système d’enchères pour l’achat des mots-clés. En pratique, les annonceurs enchérissent sur des mots-clés afin qu’apparaisse un lien commercial, à côté ou au dessus des résultats naturels du moteur Google si les mots clés sont présents dans la requête de l’internaute. L’annonceur paie alors pour chaque « clic » effectué sur les liens commerciaux (on parle de « coût par clic »). Les activités de moteur de recherche et de fourniture d’espaces publicitaires constituent les deux versants d’un marché « biface », où la réussite de la première conditionne l’attractivité de la seconde.

Google peut également fournir une fonctionnalité de recherche sur la page d’un éditeur de site partenaire dans le cadre d’un partenariat avec Google, via le programme AdSense for Search. Ce moteur de recherche local affiche des résultats naturels, qui peuvent être limités au site ou centrés sur le site, et de la publicité liée aux recherches. Les revenus de publicité sont partagés entre Google et le site.

Le programme AdSense for Content permet quant à lui l’affichage de publicités (images ou liens commerciaux) liées au contexte de la page. En fonction des mots présents dans la page d’un site partenaire, d’un blog, ou d’une messagerie électronique telle que Gmail, Google affiche des publicités pertinentes choisies parmi celles d’annonceurs souhaitant recourir à ce format publicitaire.