Archives for octobre 2013

Goodwill ou écart d’acquisition

survaleurLors de la prise de contrôle d’une entreprise par une autre, un écart apparaît entre le prix d’acquisition et la valeur comptable des capitaux propres de l’entreprise acquise. Cette écart d’acquisition correspond au goodwill ou écart d’acquisition ou survaleur. Il peut arriver que l’écart d’acquisition soit négatif, dans ce cas on parlera de badwill.

Calcul du goodwill
Lors de l’acquisition d’une entreprise, la société acquéreuse procède à une réévaluation des actifs et des passifs de l’entreprise cible pour les amener à leur valeur de marché estimée. L’écart entre le prix payé et la valeur comptable des capitaux propres est donc ventilé entre une partie qui correspond aux différents actifs et passifs réévalués sur la base de leur juste valeur et une partie résiduelle (le goodwill).
En résumé, le goodwill correspond donc à la différence entre le prix payé et la juste valeur des différents actifs, nets des dettes.La valeur du goodwill doit être testée chaque année et éventuellement dépréciée en cas de perte de valeur qui viendra s’imputer sur le résultat.

Selon les normes IFRS, le goodwill ne doit jamais être amorti mais doit faire l’objet de tests de dépréciation (impairement test) au moins une fois par an.

La vente d’espace publicitaire par Google (liens commerciaux, AdWords, AdSense)

Extrait de la Décision n° 10-MC-01 du 30 juin 2010 relative à la demande de mesures conservatoires présentée par la société Navx.(Source Autorité de la concurrence).

Le « référencement naturel » ressort des résultats de recherche de mots-clés dans les moteurs de recherche. Ce référencement est gratuit pour les éditeurs de sites et en principe neutre du point de vue de l’ordre d’apparition des résultats. Les moteurs de recherche proposent aussi des liens commerciaux (encore appelés liens sponsorisés) qui pointent vers la page internet du site d’un annonceur, contre rémunération. Ces liens commerciaux apparaissent quand un internaute effectue une requête incluant des mots-clés sur lesquels l’annonceur a enchéri, en complément des résultats du référencement naturel.

Les liens commerciaux ne sont qu’un type de format publicitaire sur Internet. Par opposition à ces annonces textuelles, on appelle généralement « display » ou « publicité display » des annonces intégrant des éléments graphiques ou illustrés, par exemple des images ou des vidéos. Par ailleurs, les liens commerciaux liés aux recherches dépendent des mots-clés présents dans le texte de la requête effectuée par un internaute dans un moteur de recherche. Il existe d’autres types de ciblage. La publicité dite contextuelle s’efforce de choisir la publicité en fonction du contenu de la page sur laquelle elle est diffusée (site internet, boîte de courrier électronique,…). La publicité comportementale choisit les annonces en fonction de la navigation sur internet de l’internaute. Les publicités contextuelles comme comportementales peuvent se présenter à la fois sous forme textuelle (liens commerciaux) ou sous forme graphique (display). Enfin, « l‟e-mailing » correspond à l’envoi d’une publicité par mail, le plus souvent à une base de prospects ciblés.

Les moteurs de recherche fournissent leurs services gratuitement sur le marché grand public. L’essentiel des revenus provient de la vente d’espace publicitaire en ligne, activité évidemment liée à l’activité première de moteur de recherche car la notoriété et l’audience du moteur renforcent l’attractivité de la page de recherche pour les annonceurs. AdWords est le nom du service de vente d’espace publicitaire offert par Google. Il permet à l’annonceur d’associer un ou plusieurs mots clés à ses annonces.

Le service AdWords est basé sur un système d’enchères pour l’achat des mots-clés. En pratique, les annonceurs enchérissent sur des mots-clés afin qu’apparaisse un lien commercial, à côté ou au dessus des résultats naturels du moteur Google si les mots clés sont présents dans la requête de l’internaute. L’annonceur paie alors pour chaque « clic » effectué sur les liens commerciaux (on parle de « coût par clic »). Les activités de moteur de recherche et de fourniture d’espaces publicitaires constituent les deux versants d’un marché « biface », où la réussite de la première conditionne l’attractivité de la seconde.

Google peut également fournir une fonctionnalité de recherche sur la page d’un éditeur de site partenaire dans le cadre d’un partenariat avec Google, via le programme AdSense for Search. Ce moteur de recherche local affiche des résultats naturels, qui peuvent être limités au site ou centrés sur le site, et de la publicité liée aux recherches. Les revenus de publicité sont partagés entre Google et le site.

Le programme AdSense for Content permet quant à lui l’affichage de publicités (images ou liens commerciaux) liées au contexte de la page. En fonction des mots présents dans la page d’un site partenaire, d’un blog, ou d’une messagerie électronique telle que Gmail, Google affiche des publicités pertinentes choisies parmi celles d’annonceurs souhaitant recourir à ce format publicitaire.

Moyens de paiement « wallet » et le « sans contact »

Moyens de paiement ewalletPour faciliter et étendre les moyens de paiement par carte, les sociétés comme Visa et MasterCard ont développé des « wallets », outils permettant de simplifier le paiement, en particulier par Internet, via les PC, les tablettes ou les téléphones portables. Le « wallet » contient les données de plusieurs cartes de paiement du consommateur. Il peut contenir plusieurs cartes (toutes les cartes de paiement seront acceptées, ex : MasterCard, Visa ou Amex), éventuellement émises par des banques différentes. A chaque transaction, le consommateur pourra choisir son moyen/sa carte de paiement, aucune carte n’étant privilégiée.

Les sociétés de paiement par carte tendent également à développer le paiement sans contact en point de vente afin « d’aider le développement de la carte pour les paiements de petits montants, qui sont aujourd’hui principalement effectués par cash, et d’apporter une contribution à la lutte contre l’économie ‘grise’ ». Le « sans contact » est utilisable sans saisie de code et donc sans authentification du porteur pour un montant de transaction généralement de moins de 20€

Secteur des cartes de paiement (CB, Visa, MasterCard,..)

Extrait des Décisions n°13-D-17 et 13-D-18 du 20 septembre 2013 relative à des pratiques de Visa et MasterCard relevées dans le secteur des cartes de paiement – L’Autorité de la concurrence

La carte de paiement, apparue à la fin des années 1960 en France, est un moyen de paiement très utilisé en France. En 2011, 8,2 milliards de transactions ont été effectuées par carte, ce qui représente près de 46 % des paiements scripturaux réalisés en France. En valeur, les transactions par carte représentaient quasiment 400 milliards d’euros en 2011. L’usage de la carte continue à se développer aujourd’hui, bien que les taux de croissance soient inférieurs à ceux des années 1980 ou même 1990. Ce développement se fait principalement au détriment du chèque, dont la part en volume est passée de 50 % en 1996 à 37 % en 2000, et à peine 17 % en 2011.

Le système « CB »

Historiquement en France, la plus grande partie des cartes de paiement portent le logo du GIE CB. Le système CB a longtemps été considéré comme le système « national » par son caractère interbancaire, ouvert à toutes les banques en France. Selon le GIE CB, environ 60 millions de cartes portent un logo « CB ». La très grande majorité de ces cartes sont cobadgées avec un autre système de paiement (Visa ou MasterCard). En termes d’utilisation des cartes par système, plus de 80% des transactions par carte sont réalisées dans le système CB.

Si la plupart des cartes émises en France par les banques portent le double logo CB-Visa ou CB-MasterCard, certaines cartes de systèmes quadripartites émises en France ne portent que le logo MasterCard ou que le logo Visa. On parle alors de cartes MasterCard ou Visa « only ». Elles ne représentent encore toutefois qu’une proportion modeste des cartes en circulation. Ainsi, [2-5] millions de cartes MasterCard only sont en circulation en France. Moins d’un million de cartes Visa only sont en circulation en France, majoritairement des cartes prépayées selon Visa

Visa et MasterCard se sont développés en France grâce aux accords dits de « cobadging » datant des années 1980. L’accord de « cobadging » comporte deux règles principales. D’une part, toutes les cartes émises par les membres des systèmes Visa et MasterCard sont acceptées dans les points d’acceptation « CB ». D’autre part, le GIE « CB » autorise ses membres à émettre des cartes « CB » portant les logos Visa ou MasterCard, qui pourront être utilisées pour régler des transactions hors du système « CB », en particulier à l’étranger »

En France, 38 millions de cartes portent la marque Visa et 24 millions de cartes portent la marque MasterCard. Avec leur parc de cartes cobadgées, Visa et MasterCard représentent les acteurs essentiels des paiements en France.