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Analyse de la politique d’investissement – CAPEX

L'investissement qui crée de la valeur

L’investissement qui crée de la valeur

Le CAPEX correspond aux dépenses d’investissement (investissements corporels et incorporels hors licences et hors investissements financés par crédit-bail). Sont considérés comme CAPEX, les investissements dans les équipements, les machines et le matériel (immobilisations) qui seront utilisés dans le cadre de l’activité de l’entreprise. Les dépenses d’investissement sont comptabilisées au bilan et amorties sur la durée de vie attendue des immobilisations.
L’entreprise doit investir pour maintenir son outil industriel et pour accroitre les capacités de production (augmenter les flux de trésorerie provenant de l’exploitation).

Analyse de l’outil industriel et de la politique d’investissement

Le ratio suivant permet de juger l’état de l’outil industriel et commercial d’une entreprise :

Immobilisations corporelles nettes / Immobilisations brutes

Plus ce ratio est faible, plus l’outil industriel est vieillissant.
L’entreprise doit donc investir pour maintenir son outil industriel à niveau. Il faut donc comparer le montant des investissements par rapport à la dotation aux amortissements pour déterminer si l’entreprise :

  • est dans une phase d’expansion (investissements > dotation aux amortissements)
  • maintient à niveau son outil industriel (investissements = dotation aux amortissements)
  • est en sous-investissement (investissements < dotation aux amortissements)

De plus les investissements n’ont d’intérêts que s’ils se traduisent par une augmentation des flux de trésorerie provenant de l’exploitation.

EBIT: (ou Rex en fançais) : définition et calcul

Earnings before interest and taxes

Earnings before interest and taxes


EBIT : pour Earnings Before Interest and Taxes. Il correspond au chiffre d’affaires net duquel sont déduites les charges d’exploitation (telles que salaires, charges sociales, matières, énergie, études, prestations, services extérieurs, publicité, etc.).

L’EBIT ou résultat d’exploitation (REX) traduit la marge réalisée par l’entreprise sur son activité industrielle et commerciale c’est à dire sur son activité économique. On est ici avant la prise en compte des resultats du cycle de financement par endettement et des opérations non récurrentes.

L’activité économique de l’entreprise est caractérisée par deux cycles:

  • le cycle d’exploitation
  • le cycle d’investissement

Le résultat d’exploitation découle donc de ces deux cycles.

  • Produits d’exploitation (CA+production stockée) – Charges d’exploitation (consommation de matières, autres charges d’exploitation) – pour le cycle d’exploitation
  • – Dotation aux amortissements et dépréciation des actifs immobilisés – pour le cycle d’investissement

Calcul de l’EBIT ou REX

A partir du compte de résultat, il peut être calculé par la méthode directe ou indirecte en partant du haut ou du bas du compte de résultat.

Voici une présentation du compte de résultat:

+ Ventes (production vendue)
+ production stockée
– achats de marchandises et matières premières
– frais de personnel
– charges externes
– Impôts et taxes
– provisions pour dépréciation des stocks et comptes clients
= EBE (Excédent brut d’exploitation)
– Dotations aux amortissements
= EBIT (Rex)
– charges financières nettes des produits financiers
= Résultat courant
+/- profits et charges exceptionnels
– Impôts sur les sociétés
= Résultat Net

Méthode directe

EBIT = Produits d’exploitation (CA+production stockée)
– Charges d’exploitation (consommation de matières, autres charges d’exploitation)
– Dotation aux amortissements et dépréciation des actifs immobilisés.

Méthode indirecte

EBIT = Résultat net
+ impôts sur les sociétés
+/- profits et charges exceptionnels
+ charges financières nettes

Valeur d’entreprise et structure financière (dettes/capitaux propres) – Théorème de Modigliani et Miller

Selon l’approche traditionnelle, grâce à l’utilisation de l’endettement et de son effet levier, il serait possible de maximiser la valeur de l’entreprise. Il existerait donc une structure financière optimale qui serait un équilibre entre:

  • une augmentation modérée de l’endettement permettant de réduire le coût du capital (la dette étant moins chère que le coût des capitaux propres)
  • tout accroissement de la dette augmentant le risque sur l’entreprise et donc le coût des capitaux propres (et aussi le coût de la dette)

En 1958, Franco Modigliani et Merton Miller ont démontré à partir du principe d’arbitrage qu’en l’absence d’impôts, la valeur d’une entreprise ne dépend pas de sa structure financière. En effet, les investisseurs qui font des arbitrages peuvent s’endetter eux-mêmes comme l’entreprise et donc ne paieront pas plus pour l’entreprise qui s’endette. Le cout du capital est donc constante quel que soit la structure financière de l’entreprise.

Dans un second article en 1953, Modigliani et Miller démontrent qu’en présence d’impôts sur les sociétés, la valeur de l’entreprise augmente avec l’endettement grâce aux économies d’impôt qu’il génère.

Il existe cependant une limite à l’endettement : les couts de faillite. La probabilité de défaillance augmente avec l’endettement. Par ailleurs, la cessation de paiement entraine des couts (indemnités de licenciement, honoraires des avocats,…). Sans aller jusqu’à la faillite, l’endettement génère des couts de dysfonctionnement (difficulté à trouver de nouvelles ressources pour financer des investissements pourtant rentables, réduction des efforts de R&D, …).
En conclusion, la structure financière optimale est atteinte quand la valeur actuelle des économies d’impôts est compensée par une augmentation de la valeur actuelle des couts de dysfonctionnement et de faillite.

EBITDA (ou EBE en fançais) : définition et calcul

ebitdaEBITDA : pour Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization. Il correspond à l’excédent brut d’exploitation (EBE). Les entreprises communiquent souvent sur leur EBITA dans la mesure où il est indépendant de la politique d’amortissement, de la politique de financement et de la fiscalité.

L’excédent brut d’exploitation est le résultat du cycle d’exploitation de l’entreprise:

EBITDA= Produits d’exploitation (CA+production stockée)
– Charges d’exploitation (consommation de matières, autres charges d’exploitation)

On parle d’EBITDA lorsque les amortissements et réévaluations ne sont pas pris en compte. Le «D» désigne l’amortissement des immobilisations corporelles (telles que bâtiments, machines ou véhicules) alors que le «A» désigne l’amortissement des immobilisations incorporelles (brevets, licences, goodwill).

L’EBITDA est égale au résultat d’exploitation avant dotation aux amortissements, avant réévaluation liée aux prises de contrôle, avant reprise des réserves de conversion des entités liquidées, avant perte de valeur des écarts d’acquisition et des immobilisations, et avant résultat des entités mises en équivalence.

Calcul de l’EBITDA ou EBE

A partir du compte de résultat, il peut être calculé par la méthode directe ou indirecte en partant du haut ou du bas du compte de résultat.

Voici une présentation du compte de résultat:

+ Ventes (production vendue)
+ production stockée
– achats de marchandises et matières premières
– frais de personnel
– charges externes
– Impôts et taxes
– provisions pour dépréciation des stocks et comptes clients
= EBITDA ou EBE (Excédent brut d’exploitation)
– Dotations aux amortissements
= EBIT (Rex)
– charges financières nettes des produits financiers
= Résultat courant
+/- profits et charges exceptionnels
– Impôts sur les sociétés
= Résultat Net

Méthode directe

EBITDA = Produits d’exploitation (CA+production stockée)
– Charges d’exploitation (consommation de matières, autres charges d’exploitation)

Méthode indirecte

EBITDA = Résultat net
+ impôts sur les sociétés
+/- profits et charges exceptionnels
+ charges financières nettes
+ Dotation aux amortissements et dépcréciation des actifs immobilisés.

Utilisation

L’EBITDA s’utilise dans la méthode d’evaluation par les multiples pour mesurer la valeur de l’actif économique (valeur d’entreprise). L’avantage de ce Multiple, c’est qu’il ne prend pas en compte la structure financière de l’entreprise et donc les biais comptables associés.

Caractéristiques des ETI – entreprises de taille intermédiaire: compétitivité, exportation

MittelstandSur la base de trois critères de taille des entreprises, les effectifs, le chiffres d’affaires et le total de bilan, on distingue trois catégories d’entreprises:

    • la catégorie des petites et moyennes entreprises (PME), constituée des entreprises qui occupent moins de 250 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 50 millions d’euros ou le total du bilan annuel n’excède pas 43 millions d’euros ; la catégorie des PME comprend les microentreprises, qui occupent moins de 10 personnes, et ont un chiffre d’affaires ou un total de bilan inférieur à 2 millions d’euros ;
    • la catégorie des entreprises de taille intermédiaire (ETI), constituée des entreprises qui n’appartiennent pas à la catégorie des petites et moyennes entreprises, qui occupent moins de 5 000 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 1,5 milliard d’euros ou le total du bilan annuel n’excède pas 2 milliards d’euros ;
    • la catégorie des grandes entreprises (GE), constituée des entreprises qui ne sont pas classées dans les catégories précédentes.

 

Caractéristiques des ETI

En France, en décembre 2007, sur 2,9 millions d’entreprises, 2,7 sont des microentreprises : il s’agit essentiellement de très petites unités du commerce, des services ou de l’artisanat. Avec une trentaine de salariés en moyenne, les 164 000 PME (non microentreprises) sont présentes dans l’ensemble des secteurs. On compte 4 600 entreprises de taille intermédiaire employant 650 salariés en moyenne, et 240 grandes entreprises.

Exportations, organisation en groupe, déploiement international et recherche- développement sont pratiquement limités aux grandes entreprises et à celles de taille intermédiaire. 42 % des salariés des entreprises de taille intermédiaire travaillent dans l’industrie, contre 27 % en moyenne.

Les ETI sont plutôt petites en termes d’emplois et homogènes en termes d’activité. Elles sont à prédominance industrielle: la plupart des ETI (autres que les 1 400 ETI étrangères) ont leur tête de groupe positionnée en Île-de-France. Leurs effectifs sont répartis sur le territoire, avec une certaine concentration autour de grandes agglomérations, en région parisienne, à Lyon, Toulouse, Nantes et Rennes.

Ces entreprises se distinguent nettement des autres par leur orientation industrielle qui va de pair avec une organisation en groupe, la place des groupes étrangers et l’insertion internationale. La structure de groupe domine nettement, seulement un dixième des ETI étant constituées d’une seule unité juridique.

En termes d’emploi, les premières activités des ETI françaises sont le commerce de véhicules automobiles, le transport routier, les hypermarchés et le nettoyage. Celles des ETI sous contrôle étranger sont la fabrication d’équipements automobiles, de médicaments, le commerce de détail d’habillement et la fabrication de matériels électriques.

Davantage industrielles, les entreprises contrôlées par des groupes étrangers sont aussi plus grandes : elles emploient 780 salariés en moyenne, contre 600 pour les ETI françaises. Celles sous contrôle étranger réalisent 19 % du total des exportations, celles sous contrôle français 12 %.

Top 15 des sites “e-commerce” (sites marchands) les plus visités en France en 2013 (source Fevad)

ecommerceSelon la Fédération e-commerce et vente à distance (FEVAD), le chiffre d’affaires du commerce en ligne a atteint en France 45 milliards d’euros en 2012 (37.7 milliards d’euros pour l’année 2011).
Les statistiques disponibles montrent également une très forte concentration du marché, quelques sites concentrent une part très importante du commerce en ligne aussi bien en nombre de visites qu’en chiffre d’affaires.

# Visiteurs uniques par mois Visiteurs uniques par jour
1 Amazon 14 449 000 1 599 000
2 Cdiscount 11 054 000 944 000
3 FNAC 9 030 000 725 000
4 eBay 8 871 000 1 306 000
5 Price Minister 7 492 000 686 000
6 La Redoute 7 300 000 551 000
7 Voyages-Sncf.com 7 083 000 525 000
8 Carrefour 6 086 000 406 000
9 Rue du Commerce 5 758 000 385 000
10 Groupon 5 649 000 569 000
11 Vente-privee.com 5 271 000 1 023 000
12 Darty 4 294 000 280 000
13 Leroy Merlin 4 250 000 282 000
14 3 Suisses 4 134 000 281 000
15 Zalando 3 958 000 282 000

CHIFFRES CLÉS 2013 fédération e-commerce et vente à distance