Commercialisation de la billetterie de spectacles

billetterie spectacleVoici un extrait de décision de l’Autorité de la concurrence du 20 décembre 2012 relative à des pratiques relevées dans le secteur de la billetterie de spectacles. On y trouve une description complète du secteur de la commercialisation de la billetterie de spectacles.

L’activité de billetterie de spectacles
La billetterie de spectacles regroupe les activités relatives à la commercialisation aux particuliers et aux entreprises de billets d’entrée à des concerts de musique, rencontres sportives, musées, parcs de loisirs, théâtres et festivals.

Cette activité se compose elle-même de trois prestations : l’édition matérielle de billets, leur commercialisation – c’est-à-dire leur répartition entre les différents points de vente – et leur distribution effective auprès des consommateurs.

Chaque année, l’ensemble des spectacles engendre la vente d’environ 150 à 180 millions de billets. Le volume d’affaires de la billetterie (hors cinéma) représentait 2,7 milliards d’euros en 2006.

Selon le rapport annuel du Centre national des variétés (CNV), pour l’année 2009, les spectacles musicaux ont représenté environ 25 000 représentations payantes et 17 millions d’entrées. Le chiffre d’affaires annuel engendré par ce type de spectacles est supérieur à 500 millions d’euros.

La commercialisation des spectacles vivants
Les artistes musicaux confient généralement la gestion de leur carrière et, notamment, l’organisation de leurs concerts à des agents artistiques. Ces derniers négocient auprès des producteurs (ci-après également les « organisateurs de spectacles » ou « organisateurs ») les conditions artistiques et financières de la participation de l’artiste aux représentations.

Les producteurs offrent les moyens financiers, matériels et humains nécessaires à la réalisation (plateau artistique et technique) et à la diffusion des spectacles. Ils prennent le risque financier du spectacle et sont donc propriétaires et responsables des recettes du spectacle, ainsi que de la billetterie.

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Le plus souvent le producteur utilise les services d’un commercialisateur qui, pour son compte, assure la distribution de la billetterie au sein des réseaux. Le commercialisateur négocie avec les réseaux de distribution les plans de communication et les conditions de mise en place, c’est-à-dire le nombre et la catégorie des places, les commissions, les modes d’obtention des billets, la répartition des quotas de billets entre les différents réseaux et points de vente. Le commercialisateur négocie également avec les distributeurs, sur mandat du producteur, la grille de prix des places et la commission de distribution.

La distribution
L’activité de distribution, ou de billetterie, consiste en la vente finale des billets aux clients par différents moyens : guichets de billetterie, téléphone ou site Internet.

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La rémunération de la distribution
Ce sont les spectateurs qui rémunèrent les commercialisateurs et distributeurs en payant une commission intégrée au prix de vente du billet. Son montant est déterminé en fonction d’une valeur de référence du secteur : 10 % du billet pour les spectacles d’envergure nationale (cotes 5408 à 5419 ; 5564 à 5578) et environ trois euros par billet pour les spectacles se tenant en région (cotes 158 à 165 ; 5652 à 5655). Ce montant rémunère également le contrôle d’accès aux lieux de spectacle, traditionnellement pris en charge par l’organisateur de ce spectacle.

Le montant de la commission qui revient aux distributeurs est négocié entre ces derniers et les organisateurs. Pour les spectacles de la région parisienne, ce sont les responsables nationaux ou les équipes commerciales du siège social du distributeur qui sont en charge de la négociation. Pour les évènements se déroulant en province, les réseaux de distribution disposent de représentants locaux qui ont la responsabilité de zones étendues (sud-est, sud-ouest, ouest, est, nord).

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La commission permet aux distributeurs de supporter les coûts d’impression et de distribution des billets (cartes bancaires, risques d’impayés, etc.) ainsi que des coûts du personnel dédié et des frais de structure (équipement informatique, lieux de vente)

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