Secteur des logiciels en France

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  • Le secteur du logiciel connait une concentration modérée ; en 2008 la part de marché des 4 plus grandes entreprises est de 18% si on exclut Dassault Systèmes qui représente à elle seule 17% des parts de marché du secteur.
  • De grandes firmes et de petites firmes coexistent dans le secteur.
  • Le secteur du logiciel est un secteur d’innovation, consommatrices de R&D. Les logiciels sont des produits de haute intensité technologique. Ceci a pour conséquence une instabilité des structures de marché. Les firmes en place peuvent perdre leur leadership lorsque de nouvelles ou petites firmes introduisent certains changements technologiques.
  • Les « effets de réseau » propres à l’économie numérique (adoption croissante des utilisateurs, faible coût marginal de production) font qu’au-delà de l’équilibre, le modèle économique de l’éditeur de logiciel génère une croissance et des marges substantielles. Ces caractéristiques créent une tendance structurelle :
    • à la concentration des acteurs
    • à l’adoption de standards de facto par le marché. Cette dynamique particulière soutient la course à la taille critique et la consolidation. Dans le secteur du logiciel, la part de marché est un indicateur essentiel pour juger le pouvoir de marché des firmes.
  • La structure des coûts spécifique au logiciel (coût fixe élevé et coût marginal faible) implique un régime de concurrence basé non pas sur le prix qui serait suicidaire mais plutôt sur la différentiation.
  • Les éditeurs de logiciels adoptent des politiques de tarification basées sur la discrimination par les prix : le versionning et le bundling.
  • Des stratégies de verrouillage de la clientèle sont mises en oeuvre par le renouvellement fréquent des logiciels et la maintenance, incitant les clients à revenir parce que l’entreprise met constamment sur le marché des versions nouvelles et améliorées de son logiciel.

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